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Municipales à Paris : rues-jardins, héritage des JO, Parc des Princes… Ces gros dossiers qu'Anne Hidalgo entend mener avant son départ

La maire de Paris Anne Hidalgo va laisser sa place en mars 2026. [©MOHAMMED BADRA/Pool via REUTERS]

À un peu plus d'un an des élections municipales, la maire (PS) sortante de Paris, Anne Hidalgo, entend mener à bien plusieurs dossiers avant de céder son bureau de l'Hôtel de Ville. 

Quelques chantiers à poursuivre ou à lancer, dont certains seront potentiellement repris par sa ou son successeur(e).

Alors qu'Anne Hidalgo va céder sa place de maire de Paris dans un peu plus d'un an, en 2026 lors des prochaines élections municipales, l'édile socialiste a récemment détaillé en quelques exemples certains des projets qu'elle entend mener à bien durant les derniers mois de sa mandature. 

Votation citoyenne sur les rues-jardins 

En février 2024, les Parisiens avaient été appelés à voter pour ou contre la hausse du tarif du stationnement des SUV, afin de désencombrer la capitale de ces «véhicules lourds et polluants», comme décrits par la Ville. Après avoir voté en faveur du projet, la ville de Paris avait ainsi augmenté le tarif de stationnement pour les SUV dans la capitale.  

Pour la prochaine votation citoyenne, Anne Hidalgo entend faire passer son projet de rues-jardins. Ainsi, le 23 mars prochain, les Parisiens, âgés de 16 ans et plus, décideront de l'accélération du déploiement de ces voies qui concentrent des espaces de verdure le long des trottoirs ou en pied des façades. 

Concernant ce plan, la droite parisienne, qui défend elle-aussi des initiatives vertes, a d'ores et déjà regretté un «simulacre de démocratie participative» qui ne parviendra pas «à masquer le mauvais bilan d'Anne Hidalgo en matière de végétalisation», a récemment estimé le groupe Changer Paris.

Jean-Baptiste Gurliat/Ville de Paris

Reste que cette votation citoyenne doit permettre à l'édile PS de marquer un dernier coup de collier sur la transformation urbaine et compter dans son bilan visant à rendre Paris plus vert. 

D'autres forêts urbaines ? 

Toujours dans cette optique, Anne Hidalgo entend poursuivre la plantation d'une forêt urbaine sur le parvis de l'Hôtel de Ville. 

Sur place, quelques dizaines d'arbres ont déjà été mis en terre et l'ambition d'en planter près de 150 (petits et grands) constitue le but final. Là-aussi, les groupes d'oppositions de droite regrettent des «effets d'annonce, où le suivi des plantations n'est pas assuré», nous souffle une source proche du Conseil municipal. 

De son côté, la municipalité tempère également. « Nous ne sommes évidemment pas en train de créer une forêt comme on en voit en Île-de-France. Il s’agit d’une forêt urbaine. C’est un concept qui est né dans les années 1990 pour végétaliser les villes, avec des plantations denses d’arbres sur l’espace public, de superficie minimale d’environ 1000 m2», indique la mairie. 

Deux espaces verts de ce type ont déjà été développés sous Anne Hidalgo, le premier situé Place de Calalogne (15e) ainsi que dans le bois de Charonne (20e). Un quatrième devrait voir le jour dans un an, sur la place du Colonel-Fabien, située à cheval entre les 10e et 19e arrondissements.  

La vente du Parc des Princes  

Dossier épineux, qui a marqué la fin d'année 2024, la vente du Parc des Princes s'impose, pour Anne Hidalgo, comme un dossier majeur à traiter - du moins sur lequel il est nécessaire de progresser - avant de rendre les clefs de l'Hôtel de Ville. 

Et pour cause, en novembre dernier, après les différentes sorties médiatiques indiquant qu'elle ne «vendrait pas le Parc des Princes» au propriétaire du PSG, l'édile avait vu ce dernier montrer les muscles. 

«J'aime beaucoup le Parc, tout le monde l'aime. Si j'écoute mon coeur, on ne part pas. Mais tout le monde en Europe a des stades de 80.000, 90.000 places... On en a besoin, sinon on est morts», expliquait le président du Paris Saint-Germain et de BeIn Sports Nasser al-Khelaïfi en novembre. 

La maire PS va devoir, avant son départ, reprendre les échanges afin d'éviter le départ du club Rouge et Bleu de la Porte de Saint-Cloud. Ils avaient été laissé en suspens surtout depuis le départ de son ancien Premier adjoint Emmanuel Grégoire, qui avait repris le dossier, estimant qu'une «solution» était possible entre le club et la Ville.  

 Héritage des JO et baignabilité de la seine 

Cette année 2025 marque un tournant majeur, hérité des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, concernant le rapport des Parisien(ne)s à la Seine. En juillet dernier, Anne Hidalgo avait montré l'exemple en se jetant à l'eau à quelques jours des épreuves de natation en eau libre, succédant à la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra. 

Par ce geste, la maire de Paris avait mis en lumière la plan baignade, qui doit permettre aux résidents de nager dans le fleuve qui traverse la capitale. Trois sites ont d'ores et déjà été sélectionnes pour accueillir les baigneurs. 

Le premier se situe au Bras Marie du Parc des Rives de Seine, sur la rive droite, lieu emblématique de Paris plages (7e). Les nageurs devraient également pouvoir s'exprimer au Bras de Grenelle, entre le port de Grenelle et les rives de l'île aux Cygnes (15e), ainsi qu'à Bercy, au niveau de la Passerelle Simone de Beauvoir, en contrebas du parc de Bercy (12e).

Au-delà de l'image symbolique de voir les Parisiens barboter, Anne Hidalgo pourrait également intégrer cela à son bilan en matière de «propreté», bien que le traitement des eaux usées ainsi que la qualité de l'eau de la Seine soient des prérogatives de la métropole du Grand Paris ainsi que la Région Ile-de-France. 

Plus largement, la stabilité d'infrastructures rénovées ou crées avant les JOP 2024 telles que l'Adidas Arena (18e), ainsi que les gymnases d'arrondissements reste primordiale pour le bilan de la maire arrivée en 2014. 

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