Après plusieurs mois de difficiles discussions, le budget de l’État pour 2025 a été définitivement adopté ce jeudi 6 février à l’issue d’un ultime vote du Sénat.
La fin d'un parcours semé d'embûches. Le Sénat a définitivement adopté ce jeudi 6 février, lors d'un vote, le projet de budget de l'État pour 2025.
Le Sénat adopte les conclusions de la CMP sur le budget 2025 par 219 voix contre 107 et 19 abstentions. Le projet de loi de finances 2025 est ainsi définitivement adopté par le Parlement. #directSenatpic.twitter.com/rNc7B6qLYr
— Public Sénat (@publicsenat) February 6, 2025
Dans le détail, le projet de loi de finances a été adopté avec 219 voix pour et 107 voix contre, dans une chambre haute dominée par une alliance de la droite et du centre.
Le texte avait fait l'objet vendredi dernier d'un accord entre les deux chambres du Parlement, trouvé lors d’une commission mixte paritaire de quatorze heures, réunissant sept sénateurs et sept députés. C'est cette version de compromis qui a été soumise aux sénateurs.
Un vote possible grâce à la non-censure
Les sénateurs ont pu voter ce texte grâce à l’échec des motions de censure déposées à l’encontre du gouvernement de François Bayrou. Le refus des députées du Parti socialiste et du Rassemblement national de la voter a permis le maintien du Premier ministre et donc du texte de budget à l’étude.
Présent au Sénat, le ministre de l'Économie Éric Lombard a salué les élus socialistes qui ont «eu le courage du compromis et de la non-censure». Une vision partagée par le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, qui a souligné la «responsabilité des parlementaires qui, sans nier leurs différences, ont privilégié l'intérêt de leur pays et la stabilité».
Par ailleurs, le ministre de l’Économie a félicité le Sénat pour l’adoption de ce «texte de redressement financier» qui cherche à ramener le déficit public à 5,4% du PIB en 2025 avec «un effort jamais fait» de 30 milliards d'euros d'économies et 20 milliards d'euros «de hausse d'impôt proportionnel aux capacités contributives de chacun».
Une autre étape budgétaire attend désormais le Parlement avec le budget de la Sécurité sociale, qui fait actuellement l'objet d'un 49.3 et d'une nouvelle motion de censure à l'Assemblée nationale.