Face à l'ampleur de la situation à Mayotte, le ministère de l’Éducation nationale a indiqué ce lundi 10 février l’annulation des épreuves du brevet et de certaines épreuves du baccalauréat dans l’archipel.
«Tenir compte des conséquences» de Chido. À Mayotte, les épreuves du brevet et certaines épreuves du bac 2025 vont être annulées, a annoncé ce lundi le ministère de l’Éducation nationale par voie de communiqué.
Face aux très nombreux dégâts sur l’archipel, la ministre Elisabeth Borne a ainsi décidé, après des concertations, «d’aménager les examens que passeront en fin d’année les élèves de l’académie de Mayotte».
Sont concernés l’ensemble des épreuves du brevet des collèges mais aussi l'épreuve anticipée écrite de français et celles de spécialités et de philosophie du bac. Par ailleurs, pour les CAP et les BTS les épreuves sont également annulées et remplacées par le contrôle continu.
Il en va de même pour le bac professionnel, pour lequel le contrôle continu remplace aussi l'épreuve de terminale ou le «contrôle en cours de formation (CCF)», selon la spécialité professionnelle suivie.
De nombreux aménagements
Pour ce qui est des épreuves sportives, les CCF déjà réalisés seront pris en compte. Néanmoins, si aucun n'a été réalisé, «alors le candidat est dispensé d'éducation physique et sportive (EPS), c'est-à-dire que le coefficient est neutralisé».
En parallèle, les terminales de Mayotte bénéficieront «d'un délai supplémentaire pour s'inscrire sur Parcoursup».
Enfin, les prochaines vacances scolaires à Mayotte, qui devaient avoir lieu du 1er au 10 mars, sont prolongées d'une semaine jusqu'au 17 mars. Cette décision a été prise pour aider les personnels et les élèves «à surmonter les difficultés et la fatigue liées à un contexte difficile de reprise scolaire, et afin de concentrer la réalisation des travaux de réaménagement nécessaires durant cette période».
Après six semaines sans cours, les élèves à Mayotte ont repris le chemin de l'école le 27 janvier, une rentrée perturbée par une grève lancée par un syndicat enseignant et dans des conditions dégradées. Sur 221 écoles, 45 n'ont pas pu rouvrir le 27 janvier du fait de dommages trop importants.