Bruno Retailleau s'est exprimé depuis Mulhouse après l'attentat qui a frappé la ville du Haut-Rhin. Le ministre de l'Intérieur a dénoncé le «désordre migratoire», reprochant à l’Algérie d’avoir refusé de reprendre le suspect sur son territoire à dix reprises.
Bruno Retailleau a pris la parole depuis Mulhouse (Bas-Rhin) suite à l'attentat ayant frappé la ville ce samedi 22 février. Le ministre de l'Intérieur a pointé le «désordre migratoire», avec en ligne de mire l'Algérie, l'accusant d’avoir refusé à dix reprises le retour du suspect de 37 ans sur son territoire.
«J'étais hier en Drôme et je ne cesse de dire que la question de la sécurité du quotidien, c'est une question du continuum de sécurité qui intéresse tout le monde les gendarmes, les policiers nationaux, mais aussi les policiers municipaux. Et là, évidemment, on l'a vu de façon flagrante. Voilà, c'était déjà ce message que je voulais apporter aux côtés de madame le Maire, du côté du préfet et des parlementaires, à ces policiers qui ont été extrêmement valeureux», a-t-il développé face à la presse.
Bruno Retailleau accuse l’Algérie
Il est ensuite revenu sur le profil du principal suspect : «C'est un individu qui est arrivé irrégulièrement, illégalement sur le territoire français en 2014. Il va se maintenir pendant plusieurs années. Il va être interpellé en 2023, quelques semaines après le massacre du Hamas du 7 octobre 2023. Il va être interpellé et ensuite condamné pour apologie du terrorisme. Il va écoper de six mois de prison. Il ne va pas faire la totalité de ces six mois. Il va être libéré 50 jours avant le terme de sa peine».
Le ministre de l'Intérieur a ensuite critiqué la position de l'Algérie : «Ensuite, évidemment, puisque l'individu va être libéré, notre administration va le retenir dans un centre de rétention administrative. Vous connaissez la durée 90 jours au maximum. On tente d'obtenir un laissez passer consulaire de la part de l'Algérie puisqu'il y a aucun doute, il est né en Algérie. Ses parents sont repartis en Algérie. Notre administration, à dix reprises, va relancer les autorités algériennes, notamment le consulat, pour obtenir un laissez passer consulaire que nous n'obtiendrons jamais».
«Une fois de plus, c'est le terrorisme islamiste qui a frappé. Et, une fois de plus, j'ajoute que ce sont les désordres migratoires qui sont aussi à l'origine de cet acte terroriste», a-t-il souligné.
Devant l'Hôtel de police de Mulhouse, Bruno Retailleau a précisé que le suspect avait aussi «un profil schizophrène» et son acte «une dimension psychiatrique».