Alors que l'expérimentation des vols de taxis volants à Paris devait se tenir avant les JOP 2024, l'été dernier, celle-ci n'a toujours pas eu lieu. Où se situe l'avancée de ce projet moderne ?
Va-t-on voir des navettes dans le ciel parisien prochainement ? Une semaine après la signature d'un partenariat entre les entreprises allemande et française Volocopter et Jet Systems Helicopteres Services (JSHS), l'espoir des taxis aériens dans l'agglomération parisienne accessibles semble reprendre vie.
C'est ce qu'affirmaient les deux sociétés mardi dernier lors d'une communication commune. «Grâce à l’expertise de Volocopter et à ses appareils rigoureusement certifiés, les utilisateurs pourront découvrir Paris sous un nouvel angle et voyager plus efficacement», a indiqué Michel Moulin, PDG de l'entreprise familiale de la Drôme, experte du transport en hélicoptère.
We are pleased to announce that Volocopter and Jet Systems Systems Hélicoptères Services have entered a long-term partnership to bring #eVTOL aircraft services to France. Learn more here: https://t.co/tFGoOrBzmJpic.twitter.com/Vsyyndx3Lt
— Volocopter (@volocopter) February 18, 2025
Pourtant, si ce partenariat ficelé entre les deux entités installées à l'Héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux - Valérie-André semble relancer l'espoir d'un service de taxis volants dans la région francilienne, les dernières décisions politiques ont été négatives.
La dernière en date reste l'annulation fin décembre par le Conseil d'État de la création d'une plate-forme dédiées aux taxis volants, installée à Paris. La plus haute juridiction avait en effet été saisie en référé, après avoir initialement donné son feu vert à la création de ce «vertiport» d'Austerlitz (13e), après des alertes d'associations au sujet des nuisances sonores qui découleraient de l'implantation de ce site intramuros.
ADP jette l'éponge ?
Après la décision du Conseil d'État, le groupe ADP avait dû désinstaller le vertiport d'Austerlitz, «pour un certain coût», a assuré son PDG Philippe Pascal.
Le nouveau patron de l'entreprise contrôlée en majorité par l'État expliquait la semaine dernière que son groupe ne mènera «peut-être pas autant» d'opérations comme celles des «taxis volants» parisiens.
En effet, le successeur d'Augustin de Romanet s'est aussi questionné sur la possibilité de «faire des opérations de type eVTOL (electric vertical take-off and landing) autant qu'avant». Surtout que, jusqu'à présent, la certification de vol permettant le survol de ces aéronefs n'a toujours pas été délivrée à Volocopter par l'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA).
Le président de l'entreprise allemande a toutefois affirmé que «75% des inspections de l'AESA étaient terminées» et espère une «certification aussi rapidement que possible».
De son côté, Philippe Pascal a assuré que la première «priorité» d'ADP était «le développement des infrastructures à Paris, notamment l'Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.