Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Procès de Joël Le Scouarnec : le pédocriminel regardait aussi des vidéos de violences sur des animaux ou des humains, témoigne le gendarme qui a dirigé l’enquête

Joël Le Scouarnec a déclaré être «prêt à reconnaître» certains viols. [BENOIT PEYRUCQ / AFP]

Jugé depuis le 24 février à Vannes pour viols et agressions sexuelles sur près de 300 victimes, Joël Le Scouarnec visionnait également des images de violences commises sur des animaux ou des humains, selon le témoignage d’un gendarme ce lundi. 

Selon un gendarme qui a dirigé l’enquête, l’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, actuellement jugé pour viols et agressions sexuelles sur près de 300 victimes, visionnait également des vidéos montrant des violences commises sur des animaux et des humains. 

Initialement interrogé sur les carnets dans lesquels l'accusé relatait minutieusement les actes commis durant des décennies sur ses victimes, âgées de 11 ans en moyenne, souvent des patients endormis ou en phase de réveil, cet officier a également fait part de vidéos retrouvées avec ces carnets. 

En effet, lors de l’interpellation de Joël Le Scouarnec en 2017, à la suite d’une plainte pour viol sur une voisine de 6 ans, plusieurs carnets ont été retrouvés par les enquêteurs, ainsi que quelque 300.000 images et vidéos. L’accusé a reconnu une grande partie des faits décrits dans ces carnets.

«Il visionnait des images de pendaison» 

Ainsi, outre un grand nombre d'images pédocriminelles, «on a pu constater sur les disques durs des photos et vidéos de toutes sortes. Il visionnait des images très violentes, de pendaison, de décapitation de personnes humaines», a déclaré le directeur d'enquête, qui a également mentionné «des actes de cruauté envers les animaux». 

L'avocat général, Stéphane Kellenberger, a par ailleurs lu un extrait glaçant d'un des carnets dans lequel l'accusé a consigné avoir regardé un documentaire sur les rescapés d'un camp de concentration nazi : «On voit des hommes, des femmes et des enfants complètement nus se diriger vers la chambre à gaz». 

Dans la foulée, toujours sur ce carnet, Joël Le Scouarnec a écrit avoir «été rejoindre sa petite Sonia», l'une des nombreuses poupées enfantines qui lui servaient d'accessoires sexuels, pour se masturber sur elle dans son lit. 

Mais l’horreur ne s’arrête pas là. L’avocat général a ensuite lu un autre passage dans lequel l'accusé décrit notamment comment il a enduit une autre poupée de ses excréments matinaux et de ses sécretions sexuelles avant de l'offrir à sa petite-fille. 

Petite-fille sur laquelle il a avoué vendredi devant la cour et son fils aîné, avoir commis des «abus sexuels», alors qu'elle était en bas âge. Des faits non prescrits qui auront «des suites judiciaires», a notamment fait savoir le parquet de Lorient. 

L’accusé «prêt à reconnaître» certains viols 

Ce lundi également, Joël Le Scouarnec a déclaré être «prêt à reconnaître» certains viols, affirmant en avoir «fini du mensonge». 

«Aujourd'hui, je me sens prêt à reconnaître certains faits de viols que j’ai voulu cacher, nier, je suis prêt à les reconnaître, j’en ai fini du mensonge», a ainsi dit l'ex-chirurgien de 74 ans, à la suite de l'audition du directeur d’enquête

L'accusé avait reconnu durant l’enquête une partie des faits de viols (touchers rectaux) sur des garçons mais ne reconnait désormais que des agressions sexuelles sur des filles, a relevé le gendarme appelé à la barre. 

Concernant ses écrits dans ses carnets, Joël Le Scouarnec a expliqué «qu'il s'agissait soit d'une exagération de sa part, soit d'un fantasme».

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités