Six individus ont été mis en examen mercredi à Paris, soupçonnés d'avoir participé à une vaste escroquerie mêlant entre autre des faux retours de colis.
Un important coup de filet. Six personnes, soupçonnées d'avoir participé à une escroquerie d'ampleur en procédant notamment à de faux retours de colis, ont été mises en examen mercredi à Paris, après une première mise en examen en février, a indiqué dimanche le parquet parisien.
Baptisée «Zulon», cette arnaque pourrait représenter un préjudice de «plus de 15 millions d'euros», a indiqué le ministère public.
«Le décompte concernant la seule société Leroy Merlin atteignait déjà 1,6 million d'euros, celui concernant Amazon s’élevait à 254.000 euros», a précisé le parquet. Une source proche du dossier ajoute même qu'il pourrait même monter «à 30 millions d'euros entre 2021 et 2025».
Tout est parti d'Une plainte de La Poste
L'affaire avait débuté après une plainte déposée par La Poste en mars 2024, concernant des faux retours de colis «déclarés par un facteur au profit de plusieurs clients», a indiqué cette même source.
Alors, le service de «cybersécurité avait découvert une boucle Telegram proposant ce service», évidemment illégal. Concrètement, les grandes enseignes remboursaient des commandes qui n'étaient jamais retournées, explique la source proche du dossier auprès de l'AFP.
Alors, les enquêteurs ont mis la main sur le principal suspect, décrit comme un jeune homme «geek-anticapitaliste» par l'une des sources proches du dossier, ce qui l'avait poussé à s'en prendre aux grands magasins.
Résident à Dubaï, il avait été interpellé puis mis en examen en février 2025, lors de son retour en France pour rendre visite à sa famille.
Escroquerie en bande organisée
Si une autre source indique que ce principal suspect est «un crack en informatique, solitaire, un entrepreneur avec plusieurs sources de revenus installé à Dubaï, mais pas un militant», ce dernier a toutefois connu une hospitalisation en psychiatrie, a ajouté le ministère public.
Mercredi dernier, le facteur et des administrateurs ont été mis en examen «pour escroquerie en bande organisée, blanchiment en bande organisée, et administration de plate-forme permettant des transaction illicites en bande organisée», a détaillé le parquet.
Trois autres individus ont été placés en détention provisoire, trois sous contrôle judiciaire. Parmi eux figure un avocat parisien, dont le conseil n'était pas joignable dans l'immédiat. L'avocat du facteur non plus, explique l'AFP.