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Intransigeant avec Alger, nuancé sur le port du voile dans le sport, favorable au «travailler plus»... Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe sur CNEWS

L’ancien Premier ministre Edouard Philippe était l’invité de CNEWS ce mardi. Le président du parti Horizons est revenu sur la crise diplomatique entre Paris et Alger, sur le port du voile dans le sport ou encore ses ambitions pour 2027. 

Le président du parti Horizons Edouard Philippe a répondu aux questions de Sonia Mabrouk ce mardi sur CNEWS. 

Le candidat à l'élection présidentielle et maire du Havre a, dans un premier temps, dénoncé la «hypocrisie», selon lui, du gouvernement algérien, qui a rejeté la liste de ses ressortissants dangereux que la France souhaite expulser. «Elle se place elle-même dans une situation qui ne donne pas envie de répondre par le droit», a-t-il regretté, considérant qu'il fallait «mettre un terme aux accords de 1968». 

Il a appelé à assumer «une tension avec le gouvernement algérien» et non «avec le peuple algérien», défendant «une réponse graduée» de la France vis-à-vis d’Alger. «Il faut être très ferme. L'intérêt de la France c'est de dire : maintenant, ça suffit», a-t-il ajouté.

«Il faut travailler plus» 

Invité à réagir aux propos de François Bayrou, qui a rejeté un retour à la retraite à 62 ans, Edouard Philippe a considéré que le Premier ministre «avait bien fait». 

Le président de Horizons a, de son côté, assumé qu’il «fallait travailler plus». «Compte tenu de l’évolution démographique de notre pays, du fait que nous vivons plus longtemps, il est nécessaire modifier notre système social», a-t-il déclaré.

Le port du voile dans le sport 

Alors que les divergences se sont fait ressentir au sein du gouvernement concernant le port du voile dans le sport, Edouard Philippe a considéré «qu’une interdiction serait contraire à ce qu’est la laïcité en France».

L'ancien chef du gouvernement a jugé que cette décision devrait être prise par les fédérations sportives, «si elles devaient être prises» et dans «le cadre de compétitions sportives». 

Il a appelé à la prudence quant au port du voile, tout en évitant «toute naïveté». «Le voile n’est pas toujours un symbole de l’entrisme», a-t-il indiqué. 

«La dissolution était une décision funeste» 

Prônant «le rassemblement des Français», Edouard Philippe a regretté la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024. Un choix «funeste» qui place le gouvernement «dans une situation ou rien de grand ou d’ambitieux ne pourra être fait». 

«Nous allons faire des lois utiles mais la composition politique de notre Assemblée empêche de réaliser des réformes d’ensemble», a-t-il estimé.

Un appel au rassemblement

Candidat à l’élection présidentielle pour 2027, Edouard Philippe a qualifié la France de «nation politique qui, quand elle n’a pas de projet, elle se déchire». «Une nation tient dans le mouvement, dans un projet, dans une ambition», a-t-il insisté.

Déjà en campagne, celui-ci a émis son intention de «proposer aux Français un projet éducatif, de financement du modèle social, de Défense...». 

L’ancien Premier ministre n’a pas caché son «ras-le-bol» dans le «pessimisme et le défaitisme» ressentis «en France». «Nous avons le peuple pour être plus puissant, plus prospère et avoir confiance en l’avenir», a-t-il conclu.

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