Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a dit ce mardi 1er avril avoir «bon espoir» de voir Boualem Sansal, écrivain franco-algérien emprisonné en Algérie, «revenir» en France.
«Pour la première fois» ce mardi 1er avril, le ministre de l'Intérieur a dit avoir «bon espoir» de voir Boualem Sansal «revenir» en France. L'écrivain franco-algérien a été condamné à cinq ans de prison la semaine dernière, malgré les appels à sa libération.
Bruno Retailleau faisait partie des ministres réunis ce mardi par Emmanuel Macron pour traiter du dossier délicat des récentes tensions avec l'Algérie.
Lundi, le président de la République et son homologue algérien ont acté une relance de la relation bilatérale entre leurs deux pays. Au sujet de Boualem Sansal, Emmanuel Macron a appelé Abdelmadjid Tebboune à un «geste de clémence et d'humanité».
Une réunion inédite la semaine prochaine
Ce mardi Bruno Retailleau a également fait part de son «espoir» qu'Alger applique «strictement» l'accord migratoire bilatéral de 1994. Celui-ci «dispose que l'Algérie doit accepter sur son sol les ressortissants algériens» que Paris veut expulser, or, le refus de plusieurs de ces «réadmissions» était au coeur de la brouille franco-algérienne.
Il a annoncé qu'«une réunion inédite entre les préfets et les consuls algériens» en France aurait lieu dès la semaine prochaine pour discuter concrètement des noms des ressortissants algériens que la France souhaite expulser. Un projet validé lundi par Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune.
D'après le ministre de l'Intérieur, partisan d'une ligne dure à l'égard de l'Algérie ces derniers mois, les deux chefs d'Etat ont chacun «joué un rôle à sa place» dans la relance du dialogue, «si tant est que les résultats soient à la hauteur de nos espérances. Il faudra les vérifier».