La semaine du 5 mai s’annonce perturbée pour la circulation des trains. Plusieurs syndicats ont appelé à une grève des contrôleurs et des conducteurs durant le week-end du pont du 8 mai. Voici les dernières prévisions.
Les déplacements en train pourraient s’avérer compliqués. Si de nombreux Français attendent le pont du 8 mai pour partir en week-end, la grève risque aussi de s’inviter. Et pour cause : plusieurs syndicats ont appelé à la mobilisation ce week-end-là.
Parmi eux, le syndicat SUD-Rail a appelé à une grève des contrôleurs pour trois jours, les 9, 10 et 11 mai, mais aussi à une grève des conducteurs, le 7 mai. Un appel soutenu par le Collectif national de l’Agent du service commercial trains (ASCT), un groupe de contrôleurs. De son côté, la CGT-Cheminots a aussi lancé un appel à la grève, à partir du 5 mai, pour les conducteurs et les contrôleurs de la SNCF.
les tgv concernés
La SNCF précise sur son site internet, qu’en «raison d'un mouvement social, le trafic des trains TGV INOUI et OUIGO pourra être perturbé entre le lundi 5 mai et le dimanche 11 mai. Les voyageurs dont le train serait supprimé recevront l'information par mail deux jours avant leur voyage».
Il est également précisé, qu’en raison «de ce mouvement social, nous modifions nos conditions d'échange et de remboursement pour vous permettre de modifier votre voyage ou vous le faire rembourser facilement et sans frais».
Ainsi, en cas de réservation d’un TGV INOUI entre le 5 et le 11 mai, il est possible d’annuler son billet pour en obtenir le remboursement intégral, ou encore d’échanger son billet sans frais et sans surcoût, pour un autre train au départ et à l'arrivée des mêmes gares que celles prévues.
Pour quelles revendications ?
En somme, «on s'achemine vers une semaine noire sur le pont du 8 mai», prédit le syndicaliste Fabien Villedieu, à France Info. L’étendue de la grève sera plus claire la semaine prochaine, puisque les grévistes devront se déclarer 48 h avant.
Cet appel à la grève est le symbole de nombreuses revendications de la part des syndicats. D’abord, la CGT-Cheminots appelle à une augmentation et une refonte de la prime de «traction» pour les conducteurs, et de la prime de travail pour les contrôleurs.
Puis, de son côté, SUD-Rail, réclame une réévaluation des salaires, contenant au moins un passage d’échelon tous les trois ans, mais aussi une augmentation de 100 euros par mois de prime de travail, et le maintien de la prime de traction en cas d’arrêt maladie.