Le groupe lyonnais GL Events a annoncé lundi soir «avoir été désigné attributaire» par l'Etat de la concession d'exploitation du Stade de France pour une durée de 30 ans après des mois de procédure, selon un communiqué.
Fin du suspense. Après plusieurs mois de délibération, le gouvernement a désigné la société GL Events pour reprendre la concession d’exploitation du Stade de France jusqu’en 2055. Préférée à l'actuel concessionnaire Vinci-Bouygues, en place depuis 1995, la société lyonnaise prendra les clés de l'enceinte située en Seine-Saint-Denis le 5 août. Il faudra avant formellement qu’elle signe le contrat de concession avec l'Etat français.
Une expérience dans les événements sportifs internationaux
GL Events est une entreprise spécialisée dans le secteur de l’événementiel, fondée en 1978, sous le nom de Polygones Services, par Olivier Ginon et trois de ses amis, Olivier Roux, Gilles Gouédard-Comte et Jacques Danger. Elle est cotée à la bourse de Paris depuis 1998. L’entreprise gère une cinquantaine de sites événementiels, en France et à l’étranger. Elle est implantée dans plus de 25 pays différents, dont le Japon ou le Brésil.
L’entreprise est connue pour avoir été le prestataire de plusieurs grands événements internationaux, notamment sportifs, comme les Jeux olympiques du Japon en 2021, les Jeux du Commonwealth à Birmingham en 2022 ou la Coupe du monde de rugby de 2023, dont le groupe est sponsor officiel. GL Events a également été partenaire officiel des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Une longue procédure
«Les équipes GL Events qui organisent et accueillent des événements internationaux sportifs et culturels de grande envergure seront prêtes pour les premiers concerts du mois d'août 2025 au Stade de France», a assuré le groupe alors que la procédure a traîné en longueur.
Le consortium actuel, écarté mi-décembre, au profit de GL Events avaient formé des recours administratifs pour contester la procédure. Son recours devant le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis, nord de Paris) puis devant le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française, avaient été rejetés.