Depuis plus d’une semaine, les députés débattent sur deux textes relatifs à «l’aide à mourir». Alors que le sujet peut s’avérer clivant, la présidente de l’Assemblée nationale et d’autres élus se sont félicités de la bonne tenue des échanges.
Malgré le rythme, les échanges semblent plutôt apaisés. Depuis plus d’une semaine, presque quotidiennement, les députés ont entamé l'examen de deux textes. L’un portant sur le renforcement des soins palliatifs, l’autre sur l’aide à mourir.
Si les points de désaccords peuvent s’avérer être nombreux, les esprits ne semblent pas s’échauffer comme à l’accoutumée au Palais Bourbon. «Depuis le début de son examen, l’Hémicycle est à l’écoute, respectueux, à la hauteur de l’enjeu. Cela fait honneur à l’Assemblée nationale», s’en est même félicitée sa présidente Yaël Braun-Pivet sur X ce lundi.
Il est des débats qui marquent une législature. Celui sur la fin de vie en fait partie.
Depuis le début de son examen, l’hémicycle est à l’écoute, respectueux, à la hauteur de l’enjeu. Cela fait honneur à l’Assemblée nationale. pic.twitter.com/2ss2QD7Rp2— Yaël Braun-Pivet (@YaelBRAUNPIVET) May 19, 2025
«C’est un sujet de société, il est normal qu’il soit clivant, a reconnu Agnès Firmin Le Bodo, députée Horizons, ancienne ministre de la Santé, lors d’un entretien accordé à CNEWS. Ces débats honorent cependant notre Assemblée, il est important de montrer à nos concitoyens que nous sommes capables de nous entendre, encore plus dans un sujet comme celui-ci», a-t-elle ajouté.
Une liberté à défendre
Ce samedi, les députés ont approuvé la création d’un «droit à l’aide à mourir». Ils ont également rétabli le principe selon lequel les patients devront s’autoadministrer la substance létale, sauf lorsqu’ils n’ont pas la capacité de le faire. Une mesure soulignée par Agnès Firmin Le Bodo.
«Nous retrouvons un équilibre entre la liberté du malade à pouvoir choisir, mais aussi la liberté du soignant de pouvoir accompagner jusqu’au bout à faire le geste», a-t-elle indiqué, soulignant un «point important».
Un «équilibre» et des échanges qui sont salués par une grande majorité des parlementaires. «Je veux saluer le travail des députés, a déclaré Laurent Panifous, président du groupe LIOT à l’Assemblée nationale. A quelques exceptions, il n’y a pas de caricatures, le travail en séance est très sérieux», s’est-il félicité lors d’une conférence de presse.