La région de Normandie va décerner, ce mardi 3 juin, le Prix Liberté à Gisèle Pelicot. Cette dernière, qui ne sera pas présente sur place, compte reverser la récompense de 25.000 euros à une association.
Gisèle Pelicot se verra officiellement attribuer le Prix Liberté à Caen, ce mardi 3 juin. Décerné par 10.000 jeunes issus de 84 pays dont la France, le Prix Liberté désigne chaque année «une personnalité ou une organisation engagée dans un combat en faveur de la liberté», et est accompagné d’une somme de 25.000 euros.
Devenue une icône féministe à la suite du procès des viols de Mazan, Gisèle Pelicot reçoit cette récompense pour «son combat contre la banalisation du viol et des violences sexuelles», avait annoncé la région Normandie au mois de mai.
Son fils présent au Zénith de Caen
Néanmoins, Gisèle Pelicot ne devrait pas être présente à Caen. En effet, la septuagénaire avait décidé de «s’astreindre au silence médiatique et public le plus rigoureux» en attendant la date de son procès en appel, le 7 octobre prochain. Sa visite au Zénith de Caen a ainsi été annulée.
À la place, c’est son fils cadet, Florian Pelicot, qui devrait récupérer le prix en son nom. «Que la jeunesse, à travers ce prix, associe la liberté au respect de l’autre, à l’attention au consentement et au dialogue me remplit de joie et de confiance en l’avenir», avait déclaré la lauréate.
Elle avait également annoncé faire don de la récompense à une association luttant contre la banalisation du viol.
Finaliste du prix Vigdis
Désignée parmi les «100 personnes les plus influentes de 2025» par le magazine américain Time au mois d'avril, Gisèle Pelicot fait aussi partie des trois finalistes pour le Prix Vigdis, attribué par le Conseil de l’Europe.
Celui-ci récompense des «initiatives exceptionnelles visant à promouvoir l’empouvoirement des femmes dans toute leur diversité en Europe et au-delà».
La lauréate, annoncée le 23 juin, reçoit 60.000 euros, un diplôme et le trophée du prix : une sculpture réalisée à partir de magma volcanique d'Islande.