La Région Ile-de-France a rappelé ce mardi au PSG de respecter plusieurs engagements au sujet de la construction de son futur stade, alors que le club de la capitale, fraîchement auréolé de la Ligue des champions, a annoncé vouloir s'implanter à Massy (Essonne) ou à Poissy (Yvelines).
Un feu vert sous conditions. Alors que le Paris Saint-Germain a annoncé ce mardi avoir choisi de construire son futur stade à Massy ou à Poissy, la Région Ile-de-France a accueilli la nouvelle avec positivisme, tout en rappelant que le club devrait tenir des engagements.
En effet, un appel à candidature avait été lancé pour les villes désireuses d'accueillir le nouvel écrin du PSG, puisque la capacité du Parc des princes (16e), actuellement mesurée à un peu plus de 47.000 places ne satisfait plus ses propriétaires.
D'autant que les Qataris ont toujours tenté d'acheter le stade de la Porte de Saint-Cloud, en vain, après de nombreux refus de la maire de Paris Anne Hidalgo lors de négociations.
Protection des sols
La Région Ile-de-France a ainsi souhaité que, pour les deux villes présélectionnées par le club pour construire son stade, les sols soient respectés.
«L'implantation du site doit se faire dans le strict respect des règles de non-artificialisation des sols prévues par le Schéma directeur de la Région Île de France qu’elle a adopté. En matière d’environnement, aucun des deux sites n’empiète sur des espaces naturels et agricoles et la Région s’en félicite», peut-on lire dans le communiqué de presse diffusé aujourd'hui.
Concrètement, l'artificialisation des sols est définie par la loi Climat et Résilience de 2021 comme «l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage», note l'Office français de la biodiversité.
Attractivité du territoire
L'autre condition que devra remplir le club de la capitale, le seul en France à avoir remporté deux coupes d'Europe avec son sacre du 31 mai dernier face à l'Inter en Ligue des champions - le PSG a remporté la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1996 - est d'intégrer un «projet global de développement d'un territoire».
Par ces mots, la Région Ile-de-France suggère que l'arrivée d'un futur stade de cette ampleur (il devrait afficher une capacité comprise entre 60.000 et 90.000 places), entraînera du dynamisme sur le marché de travail dans la commune plébiscitée et ses alentours.
Enfin, l'autre condition qui ne concerne cette fois-ci pas directement le club fondé en 1970 reste le «maintien d'un projet industriel ambitieux sur Poissy», alors que Stellantis doit ouvrir un Campus vert cette année, en 2025. «Il ne pourra pas y avoir de stade sans usine», rappelle le document qui évoque un rappel formulé par la présidente Valérie Pécresse directement aux syndicats et au groupe automobile multinational.
Si pour l'heure le PSG n'a pas tranché sur la commune qui accueillera sa future enceinte, en choisissant Poissy, le club rapprocherait donc son stade de son camp d'entraînement, qui avait remplacé le Camp des Loges (Saint-Germain-en-Laye) en 2023. Côté transports, les deux villes sont accessibles via différentes lignes de RER (A, B et C), ainsi que différentes dessertes de bus.