L’influenceur Doualemn est sorti libre du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), a-t-on appris ce mardi d’une source proche du dossier.
Une annonce qui risque de faire grincer des dents. Faute d’un accord avec l’Algérie pour son expulsion, l’influenceur Doualemn a été remis en liberté, a-t-on appris d’une source proche du dossier.
En effet, Doualemn, de son vrai nom Boualem Naman, avait été placé dans le centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne. Le délai légal de rétention dans le centre de 90 jours étant expiré, il a été remis en liberté.
Il était retenu depuis mars et se maintient en situation irrégulière sur le territoire français, a encore expliqué cette source. Néanmoins, son avocat Me Jean-Baptiste Mousset a confirmé que son client «est assigné à résidence avec des conditions particulièrement strictes. Mais il a la volonté de les respecter pleinement».
Une première tentative en janvier dernier
Doualemn, né en 1965, avait été condamné à cinq mois de prison avec sursis après la diffusion d'une vidéo sur TikTok appelant à «donner une sévère correction» à un opposant au régime à Alger.
Une première tentative d’expulsion avait eu lieu le 9 janvier dernier. L’influenceur avait atterri en Algérie mais les autorités algériennes l'avaient immédiatement renvoyé en France, déclenchant une crise avec Paris.
De nouveau interpellé le 20 mars à Montpellier par la police aux frontières, il a été placé en centre de rétention administrative au Mesnil-Amelot. Le 25 mars, le tribunal administratif de Paris avait rejeté une demande de suspension de la décision d'expulsion le visant.
L’annonce de la libération de Doualemn a fait réagir le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, qui a ironisé sur X : «Des nouvelles de la « riposte graduée » de Bruno Retailleau face à l'Algérie ?»