Citroën a demandé mardi l'immobilisation immédiate de toutes les C3 et DS3 en Europe encore équipées d'un airbag défectueux Takata. Les clients concernés doivent se rapprocher du constructeur.
Partout en Europe, les C3 et DS3 équipées d'airbags défaillants sont immobilisées sur demande de Citroën. La responsabilité de ces équipements dangereux du fabricant Takata a été confirmée dans la mort d'une femme de 37 ans lors d'un accident de la route, le 11 juin à Reims (Marne).
Il s'agit de la deuxième victime de ces airbags en France métropolitaine. Aussi, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a demandé mardi l'immobilisation des voitures concernées. Jusqu'à présent, certains conducteurs avaient été invités à remplacer leurs airbags, sans forcément cesser d'utiliser leur voiture.
Cette fois-ci Citroën a élargi son rappel, appelé «stop drive» à toute l'Europe. Cela signifie une immobilisation immédiate de toutes les voitures de modèle C3 et DS3, quelle que soit leur année de production, suivie d'une réparation. Au total, 441.000 véhicules fabriqués jusqu'en 2019 sont concernés en Europe, dont 82.000 en France, en plus de ceux qui avaient déjà été immobilisés.
Un courrier envoyé au clients
Citroën insiste sur le danger que ces airbags défectueux représente et le directeur de l'entreprise, Xavier Chardon, souligne qu'«il est important que les clients prennent contact avec nous». Les propriétaires d'une C3 ou d'une DS3 peuvent vérifier sur le site du constructeur automobile si leur véhicule est équipé d'un airbag Takata défectueux. Ils ont pour cela besoin du VIN, ou Numéro d'identification du véhicule, trouvable notamment sur la carte grise.
Les personnes concernées sont aussi censées avoir reçu un courrier de la part de Citroën les informant de leur situation et les invitant à se rendre au plus vite chez un concessionnaire ou un garagiste habilité.
Stellantis, maison mère de Citroën, a assuré qu’une lettre recommandée avait été envoyée à la victime de Reims, avant son accident. Mais l’adresse issue du fichier des cartes grises était incorrecte et la lettre avait été renvoyée à l’expéditeur.
Le scandale industriel des airbags défectueux de marque japonaise Takata secoue le secteur de l'automobile mondiale depuis 2014. Le ministère des Transports a recensé au total 18 décès et 25 personnes blessées sur l'ensemble du territoire français, dont 16 décès et 24 personnes blessées dans les Outre-mer.