Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a annoncé ce dimanche qu’un jeune homme de 17 ans a été arrêté pour des projets d'attentats au nom de Daesh.
Le pire a été évité. Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, a dévoilé dimanche 22 juin qu’un jeune homme de 17 ans a été arrêté pour des projets d'attentats au nom de Daesh. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a été saisi de cette affaire.
«Vendredi dernier, un jeune de 17 ans qui voulait commettre des attentats contre des lieux de culte notamment des synagogues, un sex-shop et des événements festifs a été arrêté dans la Sarthe», a expliqué Bruno Retailleau chez nos confrères de LCI.
«Heureusement, la DGSI a repéré son activité. Il n'était pas au point de commettre un attentat, mais il était en train de se préparer», a ajouté le ministre de l’Intérieur.
De son côté, le Pnat a précisé à l'AFP que le jeune homme avait été interpellé mardi et qu'à l'issue de sa garde à vue, il avait été mis en examen ce vendredi pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de crime contre les personnes et placé en détention provisoire».
Le mineur, «acquis aux thèses de Daesh» est ainsi soupçonné d'avoir eu «un projet d'action violente sur le territoire national», a précisé une source proche du dossier.
Pas de «véritable volonté de passer à l'acte»
Le suspect aurait fait allégeance à Daesh, une organisation jihadiste sunnite. Bruno Retailleau a par ailleurs souligné qu'il y avait actuellement un rapprochement entre les «sunnites et les chiites», pourtant ennemis jusqu'à présent.
En effet, le président des Républicains a fait état d'un «courrier» qu'aurait adressé «le numéro deux par intérim» des Frères musulmans, un mouvement sunnite, au guide iranien Ali Khamenei pour lui «dire que désormais, il le soutiendrait» si chiites et sunnites voulaient former «une même communauté musulmane».
Pour l'avocat du suspect, Me Florian Godest Le Gall, «on n'est pas dans la réelle recherche de cibles déterminées ni de véritable volonté de passer à l'acte. C'est un gamin tourmenté qui cherchait à flirter avec les limites de l'interdit».
«Il y a beaucoup de choses à éclaircir, notamment sur sa psychologie et sa fragilité», a-t-il insisté, écartant toute «radicalisation réelle».
L'avocat a également pointé du doigt les déclarations «assez honteuses» de Bruno Retailleau et lui a reproché «de faire une communication sur un dossier avec un mineur qui présente des fragilités».