Les opposants à la construction de l’autoroute Toulouse-Castres ont décidé d’organiser un rassemblement baptisé «la fête d’enterrement de l’A69» et ce malgré l’interdiction de se réunir émise par les préfectures du Tarn et de la Haute-Garonne.
Le week-end risque d’être tendu sur le chantier de l’autoroute A69. Bien que les préfectures du Tarn et de la Haute-Garonne aient interdit les rassemblements via un arrêté, les opposants au projet ont décidé de se réunir.
Après un arrêt de quelque mois, la cour administrative d’appel de Toulouse a autorisé, le 28 mai dernier la reprise des travaux de construction de l’autoroute A69. Face à cette décision, plusieurs collectifs ont annoncé l’organisation de «la fête d’enterrement de l’A69» aussi appelée «Turboteuf – l’A69, c’est fini».
La mobilisation interdite qui a débuté ce vendredi doit se poursuivre samedi et dimanche, avec une crainte de la montée des tensions ce week-end. Outre cette interdiction de rassemblement, les préfectures ont «le port et le transport d’armes et d’objets pouvant constituer une arme par destination.»
Le chantier de l’A69 déjà théâtre de violences
Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ayant eu lieu lors d’un rassemblement contre les méga-bassines à Sainte-Soline sont encore dans tous les esprits et les autorités veulent éviter de les voir se reproduire lors des contestations contre l’A69.
En effet, comme l’ont rappelé les deux préfectures, le chantier de l’A69 a déjà été le théâtre de «violences graves et répétées contre les personnes et les biens», parmi lesquels des intrusions sur le chantier et des incendies volontaires.
Depuis le début des travaux de construction en mars 2023, le chantier de l’A69 a été au cœur de contestations très fortes.
Hier, vendredi 4 juillet sur CNEWS, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a réaffirmé son soutien total au projet de construction de cette autoroute qui doit relier Toulouse et Castres. «Sur ce projet de l'A69 comme sur d’autres, j’irai jusqu’au bout, c’est un chantier d’intérêt public et national», a-t-il martelé.