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Municipales à Nantes : la maire socialiste menacée par les ambitions de LFI qui doit composer avec une vive polémique

Johanna Rolland brigue un troisième mandat à Nantes. [Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP]

Maire sortante de Nantes, Johanna Rolland est candidate à sa réélection lors des élections municipales de 2026. La socialiste en lice pour un troisième mandat va toutefois devoir faire face aux ambitions des insoumis et à l’alliance de la droite et du centre.

Les familles politiques nantaises se mettent en ordre de bataille en vue de l’échéance prochaine des élections municipales. Dans leur viseur, un même objectif : la mairie de Nantes.

Parmi les candidats déjà en lice figure la maire sortante Johanna Rolland. La candidate socialiste brigue un troisième mandat à la tête de la métropole de Nantes. Néanmoins, cette campagne risque de s’avérer plus sportive pour l’édile nantaise qui va devoir faire face à une France insoumise qui compte bien mettre la main sur la ville.

En effet, le parti de Jean-Luc Mélenchon place beaucoup d’espoir dans les municipales de 2026 pour accroître son maillage régional en prévision des sénatoriales et de la présidentielle de 2027.

Pour la ville de Nantes, ce sont la députée suppléante de la 2e circonscription de Loire-Atlantique, Marina Ferreruela et le conseiller régional, William Aucant, qui sont à la manœuvre. Tous deux portent une stratégie tournée vers les habitants.

La France insoumise au cœur d’une polémique

En effet, en mars dernier, le duo a confié à Nantes-Infos vouloir former «une liste qui reflètera la diversité du peuple de Nantes» afin «d’écrire une nouvelle page» pour la ville. 

Par ailleurs, depuis février 2025, les équipes de la France insoumise ont lancé «la Grande Enquête populaire», afin de défendre un programme conforme aux attentes et propositions des Nantais.

Mai si LFI a gagné du terrain à Nantes grâce aux législatives anticipées de juillet 2024, durant lesquelles elle a remporté deux des cinq circonscriptions de Loire-Atlantique englobant l’agglomération nantaise, tout n’est pas gagné pour elle.

En effet, la cellule insoumise nantaise vit une crise de grande ampleur depuis maintenant plusieurs semaines. Marina Ferreruela est accusée d’avoir sciemment couvert une accusation de viol au sein de la section militante.

Les faits remontent à avril 2024. Une militante a accusé un autre militant de l’avoir violée et a expliqué que cette agression avait été couverte par « une cadre très influente du mouvement local », qui selon les informations de Ouest-France, n’est autre que la cheffe de file de LFI pour ces élections. 

Des accusations qui ont provoqué un fort remous dans les rangs insoumis où certains exigent la démission de la suppléante d’Andy Kerbrat. Selon le Club de Mediapart, Marina Ferreruela aurait aussi eu des propos envers les personnes racisées incompatibles avec la vision portée par LFI.

La principale accusée a, de son côté, démenti les faits auprès d’Actu.fr, déclarant : «Je réfute formellement les accusations qui me sont faites (…) Des accusations graves, publiques et mensongères».

Le jeu des alliances déjà lancé

De son côté, Johanna Rolland reste la favorite et compte consolider son avance en proposant une alliance, dès le premier tour, aux Écologistes avec lesquels elle forme depuis cinq ans la majorité municipale.  

Une volonté conforme à la vision que porte la numéro 2 du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2027. En effet, Johanna Rolland a participé aux côtés de plusieurs autres représentants des gauches non-mélenchonistes à une réunion pour discuter dès maintenant d’une candidature unique pour l’élection suprême.

La maire nantaise n’est pas la seule à lancer dès maintenant les discussions en vue d’alliances. En effet, la droite et le centre ont d’ores et déjà décidé de s’unir pour tenter de reprendre Nantes, qui est sous le giron socialiste depuis 1989.

A contrario, la France insoumise ne semble pas vouloir se lancer dans le jeu des alliances à Nantes. Pourtant, Marina Ferreruela et William Aucant avaient indiqué ne pas vouloir de «guerre des gauches» mais faire de «Nantes une ville exemplaire, populaire, démocratique et écologique».

Reste à présent à savoir si le désordre qui règne dans les rangs des insoumis nantais va permettre aux autres listes de prendre l’avantage et empêcher LFI de prendre la main sur l’une des plus grosses métropoles de l’ouest. 

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