Les élus indépendantistes et non-indépendantistes, réunis à Bougival (Yvelines), ont signé un accord «historique», selon le communiqué publié ce samedi 12 juillet, par les Loyalistes.
Une signature pour l'histoire. Ce samedi 12 juillet, l'État et les forces politiques de Nouvelle-Calédonie ont signé un accord qualifié d'«historique».
Si pour l'heure, les détails de l'accord ne sont pas encore connus, les différents camps se sont félicités de cet accord. «Un accord historique a été signé», ont indiqué dans un communiqué les non-indépendantistes des Loyalistes et du Rassemblement.
Sans préciser le contenu du texte signé, ils assurent que l'accord permettra «la réouverture du corps électoral à de nombreux Calédoniens».
Ils se félicitent aussi que «ce choix respecte la volonté souveraine exprimée par les Calédoniens» lors des trois référendums d'indépendance de 2018, 2020 et 2021 et évoquent des «concessions», avec «la transformation de la collectivité Nouvelle-Calédonie en Etat intégré dans l'ensemble national».
Vers une reconnaissance internationale et une nationalité calédonienne ?
«C'est signé. Un statut dans la France. Avec des Calédoniens qui restent Français. Plus aucun référendum en vue si ce n'est celui qui sera organisé pour valider cet accord. Une ouverture du corps électoral», a déclaré le député non indépendantiste Nicolas Metzdorf.
De son côté, le ministre des Outre-mer Manuel Valls a félicité un «engagement majeur, fruit d'un long travail de négociations au cours duquel les partenaires calédoniens ont fait le choix du courage et de la responsabilité».
«Après deux accords et trois référendums, la Nouvelle-Calédonie ouvre une nouvelle page de son avenir dans un lien serein avec la France», a réagi le président de la République Emmanuel Macron lors d’une prise de parole.
Emmanuel Macron : «Après deux accords et trois référendums, la Nouvelle-Calédonie ouvre une nouvelle page de son avenir dans un lien serein avec la France» pic.twitter.com/kUHy868e0n
— CNEWS (@CNEWS) July 12, 2025
D'après le chef de l'Etat, cet accord acterait un «État de la Nouvelle-Calédonie» qui serait inscrit dans la Constitution de la République française, avec la création d'une nationalité calédonienne et la possibilité d'une reconnaissance par la communauté internationale.