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Suppression possible de 2 jours fériés : quel impact sur votre rémunération ?

En France, la majorité des salariés perçoivent un salaire «annualisé». [Pixabay]

Face à une dette publique abyssale, le gouvernement a suggéré de supprimer deux jours fériés pour soulager les finances de l'Etat. Mais un impact est-il à redouter sur les sur les bulletins de paie des salariés ?

Des euros en moins sur les fiches de paie ? Le Premier ministre François Bayrou a présenté mardi son plan budgétaire pour l'année 2026 suggérant la suppression de deux jours fériés, potentiellement le lundi de Pâques et le 8-Mai. Si l'idée est censée générer plusieurs milliards pour l'État, elle n'aura aucun impact sur les salaires. 

En France, la majorité des salariés perçoivent un salaire «annualisé», à savoir calculé sur une base de douze mois, intégrant les jours travaillés, les congés payés, ainsi que les jours fériés. Concrètement, que vous travailliez deux jours de plus ou non, la rémunération sera inchangée puisque ces jours fériés sont déjà comptabilisés dans la paie globale.

À l'exception du 1er-Mai, seul jour obligatoirement payé double, il n'existe aucune règle générale imposant une rétribution supplémentaire pour le travail d'un jour férié. Seule une convention collective pourrait permettre un salaire majoré.

Seuls les salariés payés à la journée, comme les intérimaires, pourraient être gagnants, puisqu'ils obtiendraient effectivement deux jours de rémunération supplémentaires en échange de deux jours de travail en plus. 

En cas de suppression de deux jours fériés, l'entreprise reverserait alors une partie des gains générés pendant ces deux journées sous forme de contribution à l'État, dont le montant n'est pas encore fixé. Concrètement, les salaires resteraient identiques, mais le temps de travail augmenterait, tant pour les employés du public que du privé. 

Bien que cette initiative rappelle la journée de solidarité instaurée le lundi de Pentecôte, où les entreprises versent une contribution de 0,3% des bénéfices, cette nouvelle disposition impliquerait un taux différent et les recettes pourraient être affectées ailleurs qu'à la Sécurité sociale. De plus, les entreprises n'auraient pas la possibilité de fragmenter ces deux journées en rallongeant légèrement la durée quotidienne de travail.

En cas de suppression de ces deux jours fériés, la France passerait de 11 à 9 jours fériés, se situant parmi les pays européens les moins généreux, loin derrière Chypre (15 jours), l'Espagne ou la Slovaquie (14 jours) selon les données des services européens de l'emploi (EURES), relayées par Statista.

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