Le préfet des Bouches-du-Rhône, Georges-François Leclerc, a engagé vendredi une procédure pour expulser dix locataires de logements sociaux qui seraient connus notamment pour trafic de stupéfiants ou menaces envers des policiers.
Une mesure forte. Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture cible désormais les locataires des logements sociaux connus pour des faits de délinquance.
Au total, dix procédures ont été engagées par le préfet auprès de plusieurs bailleurs sociaux du département afin d’obtenir l’expulsion de locataires délinquants, précise le préfet de police des Bouches-du-Rhône sur ses réseaux sociaux.
Un nouvel arsenal législatif
Parmi les dix individus ciblés, plusieurs d’entre eux sont connus pour des faits de trafic de stupéfiants ou de violences à l’encontre des forces de l’ordre. Une procédure d’expulsion rendue possible par le nouvel arsenal législatif.
«La loi confère désormais au préfet un pouvoir d’injonction auprès du bailleur social, et le cas échéant, de substitution à celui-ci dans le cas où il n’engagerait pas les démarches auprès du juge judiciaire pour obtenir la résiliation du bail et l’expulsion du délinquant concerné», indique le communiqué.
📄 10 procédures engagées dès aujourd’hui par le préfet des Bouches-du-Rhône auprès de plusieurs bailleurs sociaux du département afin d’obtenir l’expulsion de locataires délinquants.
⚖️ Depuis la loi du 13 juin 2025, les préfets disposent d’un pouvoir d’injonction à l’égard des… pic.twitter.com/vGIVEgxOLc— Préfet de police des Bouches-du-Rhône (@prefpolice13) July 25, 2025
Les points de deal également dans le viseur
Autre mesure pouvant désormais être prise par le préfet, celle de l’interdiction de paraître des délinquants sur les points de deal. Un durcissement des règles accueilli favorablement par certains syndicats policiers.
«Toutes ces personnes qui évoluent sur les points de deal ou dans les logements sociaux, on doit les écarter impérativement. Après on doit lutter parallèlement au trafic de stupéfiants, et là, ça demande d’autres moyens bien plus importants pour avancer et évoluer», explique Bruno Bartoccetti, secrétaire national UN1TE Zone Sud.
Selon les services de la préfecture, les locataires visés ont tous été interpellés et l’immense majorité a été condamnée.