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Haute-Garonne : plusieurs opposants à la LGV Bordeaux-Toulouse délogés de leurs arbres par la gendarmerie

Les gendarmes avaient déjà procédés à des évacuations sur le site en début d'année. [MYCHELE DANIAU / AFP]

Les gendarmes ont délogé et interpellé au moins sept opposants à la construction de la ligne grande vitesse Bordeaux-Toulouse, installés dans des arbres à Saint-Jory (Haute-Garonne), entre jeudi dernier et ce lundi.

Une campagne singulière. La gendarmerie a mené, à quelque 25 kilomètres du centre de Toulouse, une nouvelle opération visant à évacuer un campement de militants écologistes perchés dans des arbres pour empêcher le chantier de la ligne grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et la Ville rose d'avancer.

Les gendarmes spécialisés de la cellule nationale d'appui à la mobilité, spécialisée dans les accrochages de manifestants (Cnamo) ont notamment démonté des cabanes que les opposants aux travaux avaient construites dans les arbres et procédé à au moins sept interpellations, a indiqué à l'AFP le colonel Stéphane Dallongeville.

Plusieurs opérations depuis le début de l'année

«Ca s'est bien passé en termes de sécurité», a-t-il estimé, précisant qu'il n'y avait pas eu de «mise en danger» de quiconque et que deux «écureuils», comme s'appellent eux-mêmes ces militants anti-LGV, étaient encore perchés dans des arbres, comme a pu également le constater un journaliste de l'AFP lundi soir.

De leur côté, des militants anti-LGV présents près des arbres ont dénoncé auprès de l'AFP des interventions de la gendarmerie ayant démarré jeudi dernier, avant de s'intensifier ce lundi. Au cours de ces opérations, les forces de l'ordre ont exercé une «violence démesurée» selon une jeune militante.

«C'est la fin de la guinguette», a regretté de son côté Camille, 30 ans, faisant allusion au nom que les militants donnent à ce campement qui a déjà été démantelé à plusieurs reprises, avant de se recréer, à savoir «la Guinguette vaillante».

Des opérations semblables de la gendarmerie avaient par exemple été menées en janvier et février, mais l'occupation de la zone avait repris quelques jours après ces démantèlements.

La construction de la LGV Bordeaux-Toulouse a débuté en mai 2024. La nouvelle ligne à grande vitesse doit réduire le trajet Paris-Toulouse, actuellement de quatre heures et demie à cinq heures, à trois heures et dix minutes lors de sa mise en service prévue en 2032.

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