L'individu, filmé ce lundi, allumant sa cigarette à l'aide de la flamme du Soldat inconnu, a été interpellé hier soir. Il risque plusieurs milliers d'euros d'amende, et une peine d'emprisonnement.
L’homme qui a été filmé, ce lundi, en train d’utiliser la flamme du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe à Paris pour allumer sa cigarette, a été interpellé et placé en garde à vue, a annoncé hier le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau.
«L’homme qui a profané la tombe du Soldat inconnu en allumant une cigarette avec la flamme du souvenir a été interpellé à Paris pour violation de sépulture, tombeau, urne ou monument édifié à la mémoire des morts. Il a été placé en garde à vue et a reconnu les faits», a-t-il écrit, sur le réseau social X.
L’homme qui a profané la tombe du Soldat inconnu en allumant une cigarette avec la flamme du souvenir a été interpellé à Paris pour violation de sépulture, tombeau, urne ou monument édifié à la mémoire des morts. Il a été placé en garde à vue et a reconnu les faits. À la suite du…
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) August 5, 2025
L’individu, dont l’identité reste inconnue, risque plusieurs milliers d’euros d’amende et une peine d’emprisonnement. En effet, selon l’article 225-17 du Code pénal, la «violation ou la profanation, par quelque moyen que ce soit, de tombeaux, de sépultures, d'urnes cinéraires ou de monuments édifiés à la mémoire des morts est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende».
«indigne et misérable»
D’après nos confrères du Figaro, la vidéo originale aurait été filmée ce lundi, par une touriste lettone de passage à Paris. Elle a ensuite été postée le soir même, et a été massivement partagée sur différents réseaux sociaux, dont TikTok et X.
La touriste à l’origine de la vidéo, interrogée par le média, aurait affirmé que l’homme «n’avait pas l’air d’être alcoolisé ou sous l’emprise de la drogue. Au contraire, il était manifestement conscient de ce qu’il faisait, et fier de l’avoir fait», a-t-elle témoigné.
La vidéo a rapidement suscité l’indignation, jusqu’aux plus hautes sphères. Le ministre de l’Intérieur a ainsi qualifié le geste d’«indigne et misérable», portant «atteinte à la mémoire de ceux qui sont morts pour la France».
Patricia Mirallès, ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens Combattants, a également saisi la justice de ces faits, selon un message qu'elle a posté sur X, déplorant «un geste d'une indécence inacceptable». Il s’agit d’une «insulte à nos morts, à notre histoire, à notre Nation».
«Ce n’est pas une simple incivilité : c’est un outrage à la mémoire de ceux qui sont tombés pour la France», a-t-elle souligné. «Cette flamme ne chauffe pas une cigarette : elle veille sur le sacrifice de millions de nos soldats».