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Vendin-le-Vieil : plusieurs détenus du quartier de sécurité entament une grève de la faim pour obtenir de meilleures conditions de parloirs

Dans un communiqué publié ce lundi, plusieurs dizaines de détenus du quartier de haute sécurité de Vendin-le-Vieil ont annoncé avoir entamé une grève de la faim pour dénoncer «les conditions inhumaines imposées» à leurs familles, disent-ils. 

Un communiqué «lunaire», selon le ministère de la Justice. Plusieurs dizaines de détenus du quartier de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) ont annoncé dans un communiqué collectif consulté par l'AFP et publié sur les réseaux sociaux avoir lancé, ce lundi 1er septembre, une grève de la faim pour demander de meilleures conditions de détention, notamment pour les visites.

«Nous, détenus, annonçons aujourd’hui une grève de la faim à compter du 1er septembre 2025. Notre mouvement n’est pas dirigé contre nos conditions de détention, mais contre les conditions inhumaines imposées à nos familles», peut-on lire dans ce communiqué signé du «super cartel de Vendin-le-Vieil».

Des cellules de Vendin-le-Vieil avaient déjà été inondées par des prisonniers

Un porte-parole du ministère de la Justice a confirmé à l’AFP qu'«entre 20 et 30 détenus» de la prison «commencé une grève de la faim», qualifiant le communiqué de «lunaire». 

«Nos familles paient le prix fort», ont déploré les prisonniers, qui restent anonymes, estimant qu’«elles parcourent des centaines de kilomètres pour venir nous voir, parfois au détriment de leur santé, de leur travail, de leur équilibre». 

«Au parloir, elles se retrouvent derrière un hygiaphone, dispositif justifié officiellement pour éviter l’introduction d’objets illicites. Pour chacun sait qu’un portique à ondes millimétriques détecte déjà tout objet interdit», affirme le «super cartel de Vendin-le-Vieil», assurant que le système de visites «sert avant tout à “casser psychologiquement“ les détenus et les familles».

D'après Me Christine d'Arrigo, avocate de trois personnes qui y sont incarcérées, les détenus ont «refusé les repas» et déposé devant leurs portes la nourriture qu'ils possédaient dans leurs cellules ce lundi. L'avocate se dit «très inquiète», auprès de l’AFP, de cette «action collective d'ampleur».

Des détenus du quartier de haute sécurité s'étaient déjà mobilisés la semaine passée, inondant délibérément leurs cellules. Le communiqué déplore également des heures d'appels téléphoniques limités et l'accueil des familles et enfants par «des agents cagoulés censés impressionner».

Près de 90 détenus du milieu du narcotrafic ont rejoint entre fin juillet et début août le nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Vendin-le-Vieil, l'un des deux centres pénitentiaires les plus sécurisés de France avec sa jumelle, la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne.

Plusieurs dizaines d'entre eux contestent leur transfert et leurs conditions de détention à Vendin-le-Vieil devant la justice administrative ou des juges des libertés et de la détention, en vain pour l'instant.

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