Le ministère des Outre-mer a annoncé ce jeudi la création d'un mémorial national des victimes de l'esclavage, dont l'implantation, au pied de la tour Eiffel, est désormais attendue début 2027.
Une initiative qui rend hommage à des victimes d'une terrible page de l'Histoire. Un mémorial national des victimes de l'esclavage va être créé au pied de la tour Eiffel, dans les jardins du Trocadéro, a fait savoir le ministère des Outre-mer.
Prévu pour être achevé début 2027, ce site commémoratif pensé par le duo Michel Desvignes et Philippe Prost, respectivement paysagiste et architecte, prendra la forme d'un jardin.
Ce dernier sera couru par deux chemins principaux, l'un retraçant l'histoire de l'esclavage et de son abolition, et l'autre, «le chemin des Noms», où seront inscrits les prénoms et noms de 215.000 esclaves affranchis en 1848 dans les territoires ultra-marins, ont détaillé les concepteurs du jardin mémoriel.
[2/4] Ce mémorial prendra la forme d’un jardin de plus de 4 000 m².
➡️ Deux chemins guideront les visiteurs :
• Le chemin de l’Histoire, retraçant l’esclavage et son abolition
• Le chemin des Noms, où figureront 215 000 noms d’affranchis de 1848. pic.twitter.com/WCrJKUkTMH— Ministère des Outre-mer (@outremer_gouv) September 4, 2025
Manuel Valls, ministre des Outre-mer, a rappelé l'importance du lieu : «Ce choix du Trocadéro n'est pas neutre car c'est là que fut proclamée et signée en 1948 la Déclaration universelle des droits de l'homme», a-t-il déclaré, lors de la présentation du projet au comité de pilotage du mémorial.
«Notre responsabilité, c'est de réinscrire ces filiations dans la mémoire nationale. C'est de dire avec force que l'esclavage fut un crime contre l'humanité et que la République ne veut ni oublier, ni détourner le regard», a ajouté le ministre.
Emmanuel Macron avait promis en 2018, à l'occasion du 170e anniversaire de la signature du décret d'abolition de l'esclavage, que la France accueillerait un mémorial national de l'esclavage en son sein.