Sébastien Lecornu est arrivé à Mâcon (Saône-et-Loire) ce samedi matin. Son premier déplacement en tant que chef du gouvernement est consacré à la santé.
Il délaisse pendant quelques heures les concertations qu'il mène activement à Paris afin de former un gouvernement. Sébastien Lecornu est arrivé à Mâcon ce samedi vers 10h15. Il s'agit de son premier déplacement en tant que Premier ministre.
Quatre jours à peine après sa nomination, le nouveau locataire de Matignon doit échanger avec des salariés d'un centre de santé de la préfecture de Saône-et-Loire. Il a souhaité placer cette première visite sous le signe de la vie quotidienne des Français et en particulier sur un enjeu majeur pour le pays : l’accès aux soins et la lutte contre les déserts médicaux.
En dépit de ce qui a pu être déjà réalisé, cette réalité pèse sur la vie quotidienne des Français. À travers ce déplacement, le Premier ministre souhaite témoigner de la reconnaissance de la Nation à l’égard des personnels soignants et réaffirmer la volonté du gouvernement de faciliter l’accès aux soins pour tous les Français, partout sur le territoire.
Il s'agit également pour lui de convaincre l'opinion et les forces politiques de sa méthode.
En effet, l'ancien sénateur doit trouver des terrains d'entente, en particulier sur le budget, lui permettant ainsi de gouverner sans majorité. Ce proche d’Emmanuel Macron a assuré, dès le soir de sa nomination, «mesurer les attentes» de ses concitoyens et «les difficultés» qu'ils rencontraient.
Un compromis à trouver
En effet, ses deux prédécesseurs, François Bayrou et Michel Barnier, sont tombés sur le budget. Mais il lui faut tout de même réduire les déficits, alors que l'agence de notation Fitch a dégradé, ce vendredi soir, la note de la dette française.
Pour ce faire, il a d'abord réuni jeudi les présidents des partis Renaissance, Horizons, MoDem et Les Républicains, afin qu'ils s'entendent sur quelques priorités communes.
Avant les oppositions, il a consulté les partenaires sociaux, recevant vendredi la CFDT et Medef, puis la CGT, lundi.
En quête d'un compromis pour faire passer le budget, le chef de gouvernement, qui cherche en priorité une forme d'entente avec les socialistes, pourrait repartir du plan de son prédécesseur François Bayrou, sans ses mesures les plus controversées.
La nomination de Sébastien Lecornu coïncide avec plusieurs mouvements sociaux. Le jour de sa prise de fonction, une journée de mobilisation lancée sur les réseaux sociaux pour «bloquer» le pays a réuni près de 200.000 participants. Une autre journée de manifestations, à l'appel des syndicats, est prévue jeudi prochain.