Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Fin des privilèges au gouvernement : quels anciens Premiers ministres coûtent le plus cher ?

Dominique de Villepin, Bernard Cazeneuve, Jean-Pierre Raffarin et Lionel Jospin (de droite à gauche) dominent le classement. [JOEL SAGET / AFP]

Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la suppression des avantages «à vie» des anciens membres du gouvernement, y compris ceux de ses prédécesseurs. Mais, quels sont les anciens Premiers ministres qui représentent la charge financière la plus conséquente ?

La dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024, suivie par la nomination de trois Premiers ministres en une seule année, a provoqué à elle seule une hausse de 23% des dépenses consacrées aux anciens locataires de Matignon par rapport à 2022. 

Celles-ci ont notamment atteint 1,58 million d'euros l'année dernière, selon le Journal officiel de l'Assemblée nationale publié le 20 mai 2025. Cette somme couvre essentiellement les frais de personnel et de véhicule, mais exclut les coûts de protection policière.

Selon une infographie de Statista, Dominique de Villepin, Premier ministre français de Jacques Chirac, arrive en tête de classement, avec 207.072 euros, suivi par Bernard Cazeneuve, dernier chef du gouvernement de François Hollande, avec 198.290 euros.

Infographie: Combien coûtent les anciens premiers ministres ? | Statista

Les dépenses de personnel représentent 90% du total

Viennent ensuite Jean-Pierre Raffarin et Lionel Jospin, respectivement 3e et 4e Premier ministre de Jacques Chirac, avec 158.208 euros et 157.657 euros. Édith Cresson, à Matignon sous François Mitterrand, totalise 157.223 euros, et François Fillon, chef de gouvernement de Nicolas Sarkozy, 149.089 euros.

Manuel Valls, en poste auprès de François Hollande, cumule 123.508 euros, tandis qu'Élisabeth Borne, Première ministre d'Emmanuel Macron, s'élève à 110.779 euros.

Les dépenses de personnel représentent la part la plus importante, atteignant en moyenne 90% du budget alloué par l'État aux anciens Premiers ministres, sans compter la protection policière.

Ce dispositif ne s'applique pas aux anciens Premiers ministres exerçant une fonction publique ou un mandat électif. En 2024, Laurent Fabius, alors président du Conseil constitutionnel, Jean Castex, président de la RATP, ainsi qu'Édouard Philippe, maire du Havre, n'en bénéficiaient pas. 

Cette année, Élisabeth Borne, Ministre de l'Éducation nationale, et Gabriel Attal, député depuis 2017 dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, en sont également exclus.

«La protection policière accordée que pour une durée limitée»

«S'il est normal que la République protège les personnes faisant l'objet de menaces, il n'est en revanche pas concevable qu'ils puissent bénéficier d'avantages à vie en raison d'un statut temporaire. La protection policière ne sera accordée aux anciens Premiers ministres et ministres de l'intérieur que pour une durée limitée, et reconduite en fonction de la réalité du risque. Tous les autres moyens mis à disposition des anciens Premiers ministres à vie le seront dorénavant pour une durée limitée», a expliqué Sébastien Lecornu, sans préciser cette durée. 

Depuis le début de son second mandat en 2022, Emmanuel Macron a nommé cinq Premiers ministres, sept depuis son arrivée à l'Élysée en 2017, battant un record de Premiers ministres nommés par un même président de la République au cours d'un mandat.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités