Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, s'est dit mercredi auprès de l'AFP "très inquiet" de la présence de nombreux casseurs dans le cortège syndical à Paris, jeudi lors de la journée de grève. Expliquant avoir des renseignements sur la volonté de plusieurs centaines voire milliers de radicaux de s'infiltrer dans le cortège syndical pour "en découdre et casser", le préfet appelle les commerçants "à fermer leurs boutiques" et les invite à mettre en place "des protections de leurs devantures".
La manifestation intersyndicale doit s'élancer à 14H00 de la place de la Bastille, en passant par la place de la République jusqu'à celle de la Nation. Dans un mail adressé aux commerçants situés sur le parcours de cette manifestation, mais aussi à ceux installés dans des zones pouvant constituer des cibles pour des groupuscules violents, la préfecture de police formule une liste de recommandations allant de la fermeture, à la vigilance.
Selon les estimations des services de renseignements territoriaux, entre 700.000 et 800.000 manifestants devraient se mobiliser dans tout le pays. Et le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, indiquait mercredi attendre «entre 5.000 et 10 000 individus qui viendront pour la bagarre, pour la casse, animés d’une haine anti-flic». Plus de 80.000 policiers et gendarmes seront déployés pour y faire face.
La circulation des transports sera perturbée dans toute la France jeudi 18 septembre, en particulier celle des Intercités et des TER et aucun métro parisien, à l'exception des lignes automatiques, ne circulera en dehors des heures de pointe, ont annoncé la SNCF et la RATP.