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Grève du 18 septembre : menace des black blocs, transports à l'arrêt, écoles au ralenti... Un jeudi noir sous haute tension ?

Les services estiment que la participation sera nettement plus élevée que le 10 septembre et pourrait atteindre plus de 400.000 personnes. [Ed JONES / AFP]

Les autorités s’attendent à une mobilisation importante pour la journée d’action de l’intersyndicale ce jeudi 18 septembre. Si d’importants dysfonctionnements sont attendus dans les transports, que de nombreuses écoles seront fermées, la menace d’éléments radicaux semble également peser sur cette journée. 

La France sera-t-elle à arrêt ? A l’appel des syndicats, une importante mobilisation est à prévoir ce jeudi 18 septembre dans toute la France. A Paris, le trafic s’annonce fortement perturbé. La circulation des trains sera compliquée dans toute la France, selon la SNCF.

Sur les lignes Intercités, un train sur deux est prévu et un sur trois pour les TER.

Pour les TGV, «quelques perturbations sont à prévoir mais l'ensemble des clients devrait pouvoir voyager».

En Ile-de-France, sur le réseau SNCF, le trafic sera «fortement perturbé» pour les RER D, RER E, ligne H, ligne N, ligne R et ligne U, et "perturbé" sur les RER A, B, et C, et les lignes K, L et V.

A Paris, aucun métro, à l'exception des lignes automatiques (1, 4 et 14), ne circulera en dehors des heures de pointe. Certaines lignes franciliennes de bus pourraient être fermées.

Un tiers des enseignants en grève 

Du côté de l’Éducation, la FSU-Snuipp, premier syndicat du primaire, prévoit qu'un tiers des enseignants du premier degré (écoles maternelles et élémentaires) seront grévistes. A Paris, ce syndicat estime même à plus de 45% le taux de grévistes, avec au moins 90 écoles fermées.

Dans les collèges et lycées, les syndicats appellent aussi à se mobiliser. La nomination de Sébastien Lecornu n'a «pas fait redescendre la colère». 

Au sujet de la fonction publique, les huit syndicats représentatifs des 5,8 millions d’agents appellent unanimement à la grève contre les mesures d'économies. 

La dernière mobilisation significative remonte au 5 décembre 2024, quand près de 20% des agents de la fonction publique de l'État, éducation nationale en tête, avaient défilé notamment contre l'allongement du délai de carence.

Dans le viseur des organisations cette fois : la suppression de 3.000 emplois publics et le gel des rémunérations annoncé par le précédent gouvernement.

Une mobilisation des agriculteurs 

La Confédération paysanne, 3e syndicat agricole, a appelé les agriculteurs «à se mobiliser partout en France» jeudi «pour plus de justice sociale, fiscale et environnementale». Au vu du déploiement policier annoncé, il «alerte sur le respect du droit de manifester».

Le premier syndicat du secteur, la FNSEA, appelle pour sa part à une mobilisation le 26 septembre.

La présence de black blocs ? 

Une semaine après les mobilisations du mouvement «Bloquons tout», le 10 septembre dernier, la présidence d’éléments radicaux est prise au sérieux par les autorités. 

Pour cette journée de mobilisation, les services de renseignement évoquent une «menace hybride», c'est-à-dire des actions coups de poing dès la veille au soir ou tôt le matin, une partie syndicale constituée des cortèges classiques et une séquence «plus politique» emmenée par des «militants de La France insoumise» notamment.

Bruno Retailleau a présidé lundi après-midi une réunion de travail en prévision de cette journée d'action à laquelle les préfets ont participé ainsi que les responsables de forces de l'ordre.

Le dispositif de sécurité sera du même ordre que celui mis en place le 10 septembre, soit environ 80.000 policiers et gendarmes accompagnés du déploiement des engins blindés Centaure de la gendarmerie et de canons à eau. 

Ce mercredi, le préfet de police de Paris Laurent Nunez s’est dit «très inquiet» de la présence de casseurs. Les services estiment que la participation sera nettement plus élevée que le 10 septembre et pourrait atteindre plus de 400.000 personnes, contre 200.000 recensées par le ministère de l'Intérieur mercredi dernier.

A Paris, les estimations vont de «30.000 à 60.000 personnes», «100.000» dans le grand Ouest. Les points d'attention pour les forces de l'ordre restent comme mercredi, outre Paris, les villes de Rennes, Nantes, Toulouse, Dijon, Lyon, Montpellier et Bordeaux.

«Entre 150 et 300» éléments radicaux du type Black Blocs pourraient être présents dans les manifestations dans les grandes villes, selon les services qui envisagent en outre des actions coups de poing à l'appel du mouvement «Bloquons tout».

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