À l'instar de Nicolas Sarkozy, tous les autres condamnés dans l'affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de l'ancien chef d'État ont fait appel.
Les sept prévenus condamnés dans le procès du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007, ont fait appel, de même que le parquet national financier, ont indiqué vendredi une source judiciaire et le PNF à l’AFP.
L'appel de Nicolas Sarkozy, principal accusé de ce procès retentissant, était déjà connu. Il entendra sa date d’incarcération ce 13 octobre.
Pour rappel, l’ancien chef de l'Etat (2007-2012) a été condamné à cinq ans d'emprisonnement avec incarcération prochaine pour avoir «laissé ses plus proches» démarcher la Libye de Mouammar Kadhafi, afin de financer sa campagne victorieuse de 2007. Une lourde peine infligée par «haine» selon Nicolas Sarkozy.
L'État libyen fait également appel
Ont donc également fait appel de leurs peines l'ancien ministre Brice Hortefeux, l'ex-secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, l'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, le banquier Wahib Nacer, l'ex-directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bechir Saleh et l'homme d'affaires saoudien Khalid Bugsan.
Plusieurs parties civiles dont l'Etat libyen ont aussi fait appel, selon cette source judiciaire.
Le parquet national financier a interjeté appel pour tous ces prévenus condamnés ainsi que pour d'autres prévenus, notamment parmi les relaxés, comme Eric Woerth, ancien ministre du Travail et du Budget ou encore Edouard Ullmo, un ancien vice-président exécutif d'Airbus.
Répercussion de ce procès, la procureure de Paris Laure Beccuau a fait état sur BFMTV de «24 types de propos haineux» identifiés dans les enquêtes ouvertes après des menaces sur les réseaux sociaux visant la présidente du tribunal correctionnel qui a condamné Nicolas Sarkozy.