Alors que Sébastien Lecornu a déclaré voir s’éloigner «les perspectives d’une dissolution» de l’Assemblée nationale ce mercredi, cette hypothèse reste cependant crédible. Si Emmanuel Macron venait à prendre cette décision prochainement, le scrutin devrait être organisé dans un délai précis.
Face à la crise politique que traverse actuellement la France, l’hypothèse d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale est souvent évoquée. Depuis Matignon, Sébastien Lecornu a considéré, au regard de ses consultations, que cette «perspective» était en train s’éloigner.
Toutefois, si le chef de l’État venait à annoncer une dissolution, faute de solutions et de compromis, une procédure particulière s’enclencherait dans un délai strict.
Selon l’article 12 de la Constitution, le président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents des Assemblées, «prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale». Par la suite, des élections législatives doivent avoir lieu «vingt jours au moins et quarante jours après la dissolution».
Un scénario «qui n’a pas été évoqué»
Si la plupart des formations politiques se préparent à repartir, éventuellement, en campagne, Yaël Braun-Pivet a été reçu avec Gérard Larcher à l’Elysée ce mardi. Un échange qui ne correspondait pas à un éventuel entretien préalable à une dissolution. «La dissolution de l’Assemblée n’a pas été évoquée», a affirmé la présidente du Palais-Bourbon sur RTL.
"Nous n'avons pas évoqué la dissolution hier avec le président : elle serait coûteuse, mettrait un coup d'arrêt total à notre pays et ne résoudrait pas grand chose"@YaelBRAUNPIVET, présidente de l'Assemblée nationale française, invitée de @ThomasSotto dans #RTLMatinpic.twitter.com/p7kWUeJP3O
— RTL France (@RTLFrance) October 8, 2025
La présidente du Palais-Bourbon, qui a déclaré continuer à soutenir Emmanuel Macron, s'est par ailleurs dite absolument pas d'accord «avec la proposition d'Edouard Philippe d'organiser une présidentielle anticipée».
Actuellement, la dissolution de l’Assemblée nationale est fortement désirée par le Rassemblement national et l’UDR d’Eric Ciotti. Les deux formations ont indiqué qu’elles censureraient les gouvernements jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron fasse usage de l’article 12 de la Constitution.