Le 10 octobre dernier, le tribunal administratif de Bastia a annulé la décision du maire de Quasquara (Corse-du-Sud), qui refusait de faire retirer une croix implantée à l'entrée du village en 2022. Cette décision de justice indigne de nombreux Corses : une pétition pour s'y opposer a déjà remporté 30.000 signatures.
Un sujet qui divise les Corses. Le 10 octobre dernier, le tribunal administratif de Bastia a annulé la décision du maire de la commune Quasquara. Ce dernier refusait de faire retirer une croix implantée à l'entrée du village en 2022, après la demande d'une habitante.
Cette décision de justice nourrit la confusion chez de nombreux Corses, très attachés à leur culture. «C'est notre identité, c'est notre culture et c'est aussi attaquer nos anciens», a déploré Ange-Pierre Vivoni, président de l'association des maires de Haute-Corse.
30.000 signatures
La colère traverse même les générations : des rassemblements ont eu lieu devant des lycées de Bastia et devant la préfecture de la ville. Une pétition a même été lancée et a dépassé les 30.000 signatures.
Sur les réseaux sociaux, les internautes aussi, font part de leur indignation. «La décision du tribunal administratif de Bastia traduit une vision déconnectée de notre réalité et étrangère à nos traditions. En Corse, le profane et le sacré se côtoient depuis des siècles et témoignent d'une histoire, d'une culture, d'un enracinement profond», a déclaré le Femu a Corsica, le parti politique autonomiste corse.
Le préfet doit s'entretenir dans les prochains jours avec le maire de la commune pour fixer le sort de la croix.