Ce mardi, Rachida Dati était entendue par la Commission des Affaires culturelles du Sénat. Lors de son audition, la ministre de la Culture est revenue sur le vol spectaculaire du Louvre. Sur place, elle a reconnu que «des failles sécuritaires ont bien existé».
Un point attendu. Entendue ce mardi par la Commission des Affaires culturelles du Sénat au sujet du budget 2026, Rachida Dati a pris quelques minutes pour évoquer le cambriolage survenu au musée du Louvre le 19 octobre dernier.
«L’audition d’aujourd’hui est majeure pour le budget mais pour que l’événement du vol ne prenne pas le pas sur elle, je souhaitais faire un point», a précisé la ministre de la Culture pour justifier cet aparté.
«Comme je l’ai dit et je le redis, il n’y a pas eu de défaillance interne sur les dispositifs de sécurité tels qu’ils étaient installés à cette date», a débuté Rachida Dati, ajoutant : «C’est une réalité. Les alarmes ont fonctionné. Les agents ont suivi à la lettre les protocoles qui s’appliquent dans de telles circonstances».
«Les effectifs prévus étaient bien en salle. Il est donc essentiel que cette réactivité des agents, qui a permis d’alerter les forces de police dans la minute et de mettre en sécurité le public présent dans le musée, soit reconnue», a-t-elle poursuivi.
Enquête administrative et mission parlementaire
Toutefois, la ministre de la Culture, candidate à la mairie de Paris, a concédé que des failles sécuritaires ont bien existé» et que face à ces dernières, des mesures devront être prises pour y remédier.
Rachida Dati a tenu à rappeler que dès le lundi 20 octobre, elle avait «signé avec le ministre de l’Intérieur» un télégramme commun à l'adresse de «l’ensemble des DRAC (Ndlr. Direction régionale des affaires culturelles) et des préfets pour procéder immédiatement à une vigilance accrue des lieux et des œuvres sensibles».
Par ailleurs, la ministre a confirmé que les conclusions de l'enquête administrative lancée le mardi 21 octobre seraient rendues ce mercredi 29 octobre au soir. Ces dernières ont été réalisées «sur la base de nombreuses auditions et analyses de documents internes».
De plus, «dès le mardi, j’ai également annoncé à l’Assemblée nationale la mission parlementaire confiée par le Premier ministre à Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) sur ma proposition. Elle permettra d’émettre des préconisations sur la manière rapide de mieux sécuriser nos espaces culturels», a rappelé la ministre de la Culture.
«Les conclusions de ces différentes enquêtes et missions nous permettront de faire toute la lumière sur les défaillances, les manquements et les responsabilités. Et en toute transparence, je prendrai toutes les mesures qui s’imposent», a conclu Rachida Dati sur le sujet.