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Inégalités salariales : les femmes travaillent «gratuitement» à partir de ce lundi

Les femmes gagnent en moyenne 14,2% de moins que les hommes à temps de travail égal. [Pexels ]

En raison des inégalités salariales, les femmes travaillent «gratuitement» à compter de ce lundi 10 novembre et jusqu'à la fin de l'année, selon les calculs effectués par une organisation féministe.

Une faible évolution depuis neuf ans. Depuis 2016, le collectif féministe Les Glorieuses calcule chaque année le jour symbolique où les femmes devraient théoriquement s’arrêter de travailler en raison des inégalités salariales. 

En étant rémunérées au même taux horaire que les hommes tout en conservant leur revenu annuel moyen actuel, elles exerceront donc «gratuitement» à partir de ce lundi 10 novembre, à 11h31. 

«L'égalité salariale en 2167»

En 2024, la date avait été arrêtée au 8 novembre à 16h48, mais, selon Rebecca Amsellem, docteure en Économie et fondatrice du collectif, en réalité, les femmes ont perdu 0,3 point.

«Je fais les calculs uniquement sur les jours ouvrés, du lundi au vendredi. Cette année, la date tombe un lundi car je ne compte pas les week-ends et, en plus, l’année dernière était une année bissextile. En fait, ça stagne sans avancées majeures», a expliqué l'experte au Parisien. Depuis 2016, l'échéance varie systématiquement entre le 3 et le 10 novembre.

D'après les dernières données de l’Insee, les femmes gagnent en moyenne 14,2% de moins que les hommes à temps de travail égal. «À ce rythme-là, on va arriver à l'égalité salariale en 2167, donc dans 142 ans. 30% des femmes employées sont en temps partiel contre 8% des hommes, c'est ce qui permet de comprendre notamment cet écart de rémunération», a-t-elle tranché auprès de nos confrères de France bleu.

«Ça signifie qu'il n'y a pas eu de politiques publiques suffisamment ambitieuses pour permettre de résorber totalement ces écarts de rémunération», a ajouté la fondatrice. 

Une directive européenne sur la transparence salariale

Les Glorieuses ont ainsi proposé à l'État, dans leur pétition annuelle, de «conditionner l'accès au marché public et aux subventions des entreprises au respect de l'égalité salariale». 

En outre, le collectif a suggéré «un congé parental équivalent et bien rémunéré pour les deux parents», à l'instar du modèle suédois, ainsi que la revalorisation salariale des «métiers à prédominance féminine», comme celui d'infirmière (90% de femmes), de sage-femme (87 %) ou d'enseignant (65%), parmi les moins bien rémunérés.

Les entreprises sont également invitées à être davantage flexible afin que «le marché du travail puisse s'adapter à la vie des femmes et pas l'inverse». 

Concernant ce dernier point, la directive européenne sur la transparence salariale, applicable début 2026, pourrait constituer une première avancée. Elle doit permettre notamment aux salariés d'obtenir des informations sur leur rémunération, ainsi que celle de leurs collègues effectuant un travail équivalent. En cas d'écart injustifié, l'employeur devra corriger la situation. 

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