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Budget 2026 : après son échec à l’Assemblée, le projet de loi de finances fait son entrée au Sénat

L'examen du projet de loi de finances pour 2026 débute ce lundi au Sénat. [Ludovic MARIN / AFP]

Rejeté plus que massivement ce vendredi à l’Assemblée nationale, l’examen du projet de loi de finances pour 2026 (PLF) débute ce lundi dans la commission des Finances du Sénat. Les élus repartiront de la copie initiale du texte, écrite par le gouvernement. 

Un retour à la case départ pour le projet de loi de finances (PLF). Rejeté dans la nuit de vendredi à samedi à l’Assemblée nationale, le texte fait aujourd’hui son entrée au Sénat, en commission des Finances. À partir de 9h30 à huis clos, les commissaires aux Finances de la chambre haute du Parlement vont parcourir au pas de course tout le volet dédié aux recettes du budget pour 2026. Les sénateurs engageront ainsi l’examen de ce projet de loi en reprenant la copie du gouvernement. 

Le texte fera ensuite son entrée dans l’Hémicycle du palais du Luxembourg jeudi. Le vote solennel est quant à lui prévu le 15 décembre prochain. Des délais restreints qui nourrissent les doutes sur une adoption du budget avant la fin de l'année, le 31 décembre.

Pour autant, le gouvernement de Sébastien Lecornu continue d'y croire, même si de nombreux cadres du bloc central envisagent déjà l'hypothèse d'une loi spéciale votée en urgence en décembre pour permettre la levée des impôts, avant une reprise des discussions budgétaires en janvier.

Le Sénat particulièrement observé

L'attitude du Sénat sera donc particulièrement scrutée, car un compromis futur entre députés et sénateurs pourrait permettre d'accélérer la procédure budgétaire. 

Mais cela semble très mal embarqué. Si Gérard Larcher, président du Sénat, a souhaité ces derniers jours sur Public Sénat «parier sur l'intelligence collective», le patron de LR Bruno Retailleau, redevenu sénateur, a promis de «revenir sur les folies fiscales de LFI et du Rassemblement national», proposant «une position raisonnable, avec moins d'impôts et plus d'économies».

Les débats en cours sur le budget de la Sécu ont d'ailleurs déjà dessiné les contours d'une droite sénatoriale inflexible, refusant quasiment tous les compromis trouvés à l'Assemblée. 

Le rejet du budget à l'Assemblée nationale risque en plus de faciliter la tâche du Sénat. Saisi du texte initial du gouvernement, il n'aura pas à statuer sur les mesures ajoutées par les députés et pourra se contenter de voter sa propre copie, élaborée au sein de sa très large majorité depuis la fin du printemps sous François Bayrou et ajustée depuis.

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