Ces dernières semaines, l'étude du budget 2026 est l'un des sujets qui enflamme la scène politique française. Une étude de l'Institut Montaigne montre la répartition des dépenses publiques.
Une répartition qui pose question. Depuis de nombreuses semaines, le budget 2026 est au cœur des discussions politiques, alors que la France n'a plus connu un exercice budgétaire équilibré depuis 1974. Comment l'argent public est-il dépensé ? L'Institut Montaigne s'est penché sur la répartition des dépenses publiques.
Pour ce faire, l'institut s'est appuyé sur une enveloppe de 100 euros pour montrer comment les fonds publics étaient répartis. La première constatation est que les trois premières places sont occupées par des fonctions liées à la protection sociale. En tête du classement, nous retrouvons 25,3 euros alloués aux retraites, suivis par 20,1 euros pour la santé, la maladie et l'invalidité. Enfin, le reste de la protection sociale coûte 10,6 euros. Au total, l'ensemble des dépenses liées à la protection sociale représente 56 euros sur une enveloppe de 100 euros.
les fonctions régaliennes laissées de côté
Toujours selon l'Institut Montaigne, les instances privilégient moins les fonctions régaliennes. En effet, sur une enveloppe de 100 euros, il est estimé que l'ensemble du régalien ne représente que 6,2 euros des dépenses publiques. Dans le détail, 3,2 euros sont alloués à la défense du pays, 2,2 euros pour les forces de police et les pompiers et enfin seulement 0,8 euro pour la justice.
«Les seules dépenses de retraites représentent désormais un montant trois fois supérieur à l’ensemble des crédits alloués à l’éducation et trente fois le budget de la justice», explique l'Institut.
Une répartition qui ne semble pas être en accord avec les désirs des Français. Interrogés par l'Ifop sur la répartition de ces 100 euros, «les Français n’alloueraient pas 56 euros aux dépenses sociales mais deux fois moins». Ils souhaiteraient même réduire de 60 % les dépenses liées aux retraites.
En revanche, les Français souhaiteraient voir les fonctions régaliennes bénéficier d'un budget plus conséquent : «La défense atteindrait d’emblée 3,5 % du PIB et le budget de la justice serait multiplié par huit», rapporte l'étude.
Les dépenses publiques ont doublé en France depuis 2000.