Le quatrième membre présumé du commando du casse du Louvre a été placé ce mardi en détention provisoire à l’issue d'un débat devant le juge des libertés et de la détention à Paris, une semaine après son interpellation, a-t-on appris auprès du parquet.
Une nouvelle étape dans l’affaire. Le quatrième membre présumé du commando à l’origine du cambriolage du Louvre a été placé en détention provisoire ce mardi 2 décembre, a indiqué le parquet.
Interpellé il y a tout juste une semaine sur un chantier à Laval, il avait été mis en examen vendredi dernier pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs en récidive.
«Nous interjetons appel de ce placement en détention que nous contestons», ont déclaré ses avocates, dénonçant le placement à l'isolement de leur client à Fresnes (Val-de-Marne), une prison «où la dignité humaine est tous les jours en péril».
«Le but de l'instruction, c'est de réunir des preuves et pour le moment aucun élément ne permet de dire qu'il était sur place», ont ajouté Mes Ménya Arab-Tigrine et Farida Cagniard.
L'homme âgé de 39 ans est originaire de Seine-Saint-Denis et a déjà été condamné à six reprises pour diverses infractions comme proxénétisme, conduite sans permis et recel de vol, avait expliqué la procureure de Paris, Laure Beccuau après sa mise en examen.
Les bijoux toujours introuvables
Avant ce dernier coup de filet, les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme de la police judiciaire parisienne ainsi que ceux de l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels avaient pu interpeller, en deux mouvements, trois des quatre membres présumés de l'équipe de cambrioleurs, qui ont aussi été mis en examen pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs.
Parmi les suspects, deux sont soupçonnés d'avoir pénétré le 19 octobre dans la galerie d'Apollon, tandis que les deux autres, dont celui placé en détention ce mardi, étaient restés à l'extérieur, avant de prendre la fuite tous ensemble.
Une cinquième personne, une femme de 38 ans, compagne de l'un des suspects, est, elle, poursuivie pour complicité mais a pu obtenir sa libération sous contrôle judiciaire.
Un mois après ce casse spectaculaire, les bijoux, estimés à 88 millions d'euros, sont toujours dans la nature. Tout comme les commanditaires.