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Souveraineté alimentaire : des conférences lancées par le gouvernement dès ce lundi sur fond de méfiance des agriculteurs

Ces conférences, promises par la loi d'orientation agricole de mars 2025, se dérouleront sur plusieurs mois. [© Julien DE ROSA/AFP]

Ce lundi, au marché de gros de Rungis (94), le gouvernement, par l'intermédiaire de la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, lance les «conférences de la souveraineté alimentaire» destinées à définir une stratégie agricole nationale sur dix ans. Un exercice que les agriculteurs abordent avec méfiance.

L'opération «grand réveil» est lancée. La ministre de l'Agriculture lance ce lundi 8 décembre les «conférences de la souveraineté alimentaire» au marché de Rungis, près de Paris. Ces conférences, promises par la loi d'orientation agricole de mars 2025, se dérouleront sur plusieurs mois, par filières de production et au niveau régional, pour des conclusions en juin.

La ministre, Annie Genevard, a livré en février une vision de la souveraineté alimentaire conçue comme un «réarmement» dans un monde secoué de conflits : «la France doit produire plus pour manger mieux», avait-elle dit, appelant à la mobilisation.

La FNSEA fait l'impasse 

Cette entrée en matière a fait bondir le premier syndicat FNSEA qui participera au chantier, mais pas à son lancement, «s'apparentant davantage à une opération de communication».

«Cela fait 15, 20 ans qu'on dit qu'on va dans le mauvais sens. Ce qui nous intéresse maintenant, c'est ce qu'on va faire, comment on assure des revenus sur les exploitations», souligne le secrétaire général de la FNSEA Hervé Lapie. 

Le premier syndicat goûte assez peu ce retour symbolique à Rungis, où Emmanuel Macron avait en 2017 prôné une stratégie de «montée en gamme», depuis percutée par l'inflation et la concurrence accrue sur les marchés.

Des actions concrètes

D'après le ministère, l'idée est de construire à partir «de l'évolution de la demande», en interrogeant notamment les industriels : «il s'agit bien d'élaborer un plan d'action de production et de transformation à dix ans et on fera en sorte de partir de la demande du consommateur français, européen et mondial».

Des groupes de travail sectoriels sont prévus (cultures, viandes blanches, viticulture...), réunissant les interprofessions, l'amont (l'agriculture) et l'aval (la transformation), l'établissement public FranceAgrimer et la recherche.

Aujourd'hui, la France importe la moitié des fruits et légumes et du poulet qu'elle consomme, 60% de la viande ovine, 25% du boeuf.

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