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«On aime nos bêtes» : l'inquiétude d'un jeune éleveur de l'Ariège face à la dermatose bovine

Depuis longtemps, mais plus particulièrement depuis deux ans, un mal-être paysan grandit de jour en jour en France. L’apparition de la dermatose bovine et «l’abattage» des cheptels qui va avec, entraînent des doutes et freinent l’engagement des jeunes générations dans la profession.

Une situation préoccupante. En 2025, l'apparition de la dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC) et a engendré une colère importante du milieu agricole. Les manifestations et les blocages se sont enchaînés. Pour mieux comprendre les revendications du milieu agricole, les équipes de CNEWS sont allées à la rencontre de Lucas, un jeune éleveur de 20 ans de l'Ariège, qui est inquiet pour ses bêtes, alors qu'un troisième cas de dermatose a été détecté dans le département ce week-end. 

En 2023, Lucas s'est associé avec son père pour exploiter la ferme familiale. C'est une vocation pour lui depuis tout petit. Mais aujourd'hui, à 20 ans, il porte un regard acide sur l'évolution de son métier : «Ça fait un moment que la profession va mal. On croule sous les problèmes d'argent, sous les crises sanitaires. Depuis un moment, tous les ans, nous avons une crise sanitaire qui apparaît. Cela met encore plus nos exploitations en difficulté d'un point de vue financier. Elles n'arrivent plus à tenir», a-t-il témoigné à notre micro.

«C'est un crève-cœur de perdre nos bêtes»

Depuis l'apparition de la dermatose bovine, Lucas et son père se lèvent avec la boule au ventre avec la crainte qu'une ou plusieurs vaches soient contaminées : «Mon père a 65 ans. Si aujourd'hui, on venait à abattre le troupeau qu'il a construit sur toute sa carrière, je pense que ce n'est pas possible. Les gens n'arrivent pas à se rendre compte le mal-être qui naît après un drame comme ça dans une ferme. On a nos bêtes, on les aime, on les élève et on les garde le maximum de temps sur nos exploitations. C'est un crève-cœur de perdre nos bêtes», a-t-il ajouté à notre micro. 

Pour s'évader, ils ont une passion commune, les concours de la race Limousine : «Sur la porte gauche, c'est mon père et moi ma carrière qui a commencé sur la porte droite», a expliqué Lucas devant une porte couverte de trophées. 

@CNEWS

Pour pouvoir conserver sa ferme, sa vocation, sa passion, Lucas participe aux différents blocages et autres manifestations depuis deux mois.

Après avoir reçu les représentants des Jeunes agriculteurs et ceux de la Coordination rurale, Sébastien Lecornu va poursuivre ses consultations ce mardi. La puissante FNSEA et la Confédération paysanne se rendront à Matignon respectivement à 17h30 et 19h pour échanger avec le Premier ministre. Vous pouvez suivre notre direct sur la situation ici

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