Marine Le Pen a livré sa réaction à CNEWS à la suite des réquisitions prononcées ce mardi. «Si les réquisitions sont suivies, je serai empêchée de concourir à la présidentielle», a déclaré la cheffe de file du RN.
Marine Le Pen : «Si les réquisitions sont suivies, je serai empêchée de concourir à la présidentielle» pic.twitter.com/X5rJU86bPV
— CNEWS (@CNEWS) February 3, 2026
Quatre ans de prison dont un ferme ont été requis contre Marine Le Pen, assortis de cinq ans d'inéligibilité.
Le parquet ne demande pas «d'exécution provisoire» pour les peines d'inéligibilité requises, y compris pour Marine Le Pen.
Le parquet général a demandé à la cour d'appel «de ne pas assortir les peines complémentaires d'inéligibilité» qu'il s'apprête à requérir de l'«exécution provisoire», c'est-à-dire immédiate, dans le procès du RN et de Marine Le Pen.
«L'objectif d'efficacité peut être atteint sans qu'il soit nécessaire de recourir à l'exécution provisoire», ont estimé les deux représentants de l'accusation, dont les réquisitions ont commencé en début d'après-midi.
L'avocat général a demandé à la cour d'appel de confirmer la responsabilité de Marine Le Pen
«Je vous demande la confirmation pour Marine Le Pen» de la responsabilité du chef de détournement de fonds publics.
Les deux représentants de l'accusation au procès en appel du RN ont déploré mardi que les prévenus, dont Marine Le Pen, aient "usé de la stratégie de délégitimation des contre-pouvoirs, et ici de la justice, dont l'objectif serait d'empêcher l'accession d'une cheffe de parti aux plus hautes fonctions de l'exécutif".
"Laisser croire que la justice pourrait s'opposer à la volonté du peuple souverain est inexact, c'est oublier que le juge est le gardien de la loi, et qu'il ne fait que l'appliquer", ont ajouté les deux avocats généraux au début de leur réquisitoire, après onze jours de débats devant la cour d'appel de Paris qu'ils ont estimés "plus sereins" qu'en première instance.
"Nous allons vous demander de confirmer très largement la responsabilité pénale de première instance, et des peines d'inéligibilité seront bien entendu requises", ont prévenu mardi les deux représentants de l'accusation au début de leur réquisitoire au procès en appel à Paris du RN et de Marine Le Pen.
Leur réquisitoire, qui doit durer près de six heures, a commencé à 13H00 devant la cour d'appel de Paris. Marine Le Pen, qui joue sa candidature à la présidentielle de 2027, avait été condamnée en première instance à quatre ans d'emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.