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Violences d'ultra-gauche : une nette montée en puissance observée en France et en Europe

La mort de Quentin, un étudiant proche des identitaires, tué après une violente agression en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, fait remonter à la surface la menace du terrorisme et de la violence de l’ultra-gauche en France et en Europe.

Une menace à prendre au sérieux. En France, comme ailleurs en Europe, les violences imputées à des mouvances d’ultra-gauche sont en hausse. La mort de Quentin, 23 ans, jeudi 12 février à Lyon (Rhône), après une agression en marge d’un déplacement de l’eurodéputée Rima Hassan, remet ces violences politiques au cœur de l’actualité.

Selon le collectif Némésis, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes, qui manifestaient près de l’institut d'études politiques de Lyon. Ces militantes ont été «agressées», selon l'organisation, qui a diffusé sur X une vidéo tournée près de l'IEP où l’on voit l’une des jeunes femmes se faire projeter à terre. 

Les hommes du service d’ordre auraient alors été «poursuivis par un groupe d’une trentaine d’antifas» et Quentin aurait été «attaqué avec une extrême violence», «balayé au sol, son crâne a tapé, puis il a été lynché à coups de pied», toujours selon Némésis.

Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte plus large de tensions militantes de plus en plus nombreuses et exacerbées. Dans son rapport 2025 sur la situation et les tendances du terrorisme dans l'Union européenne, l’agence européenne de police criminelle Europol a mis en avant la montée en puissance de la menace de l’ultra-gauche.

Selon les chiffres mis en avant dans le rapport, l’Europe a fait face à 58 attaques terroristes (perpétrées, avortées ou déjouées) en 2024. Avec 21 de ces attentats recensés, l’ultra-gauche arrive en deuxième place de la menace d’attaque terroriste après le terrorisme jihadiste.

Europol a détaillé que les réseaux d’ultra-gauche étaient nombreux et organisés et avaient une connectivité internationale bien établie. Ainsi, les membres de ces mouvances se déplacent beaucoup à travers l’Europe pour participer aux différentes actions.

incendies, sabotages...

Si l’ensemble des attaques terroristes liées à l’ultra-gauche ont été recensées en Italie (18) et en Grèce (3), la France n’est pas en peine puisqu’elle fait face à une montée de ces violences et des actions de sabotage.

Par exemple, lors des manifestations contre le projet des méga-bassines à Sainte-Soline le 25 mars 2023, des affrontements violents avaient éclaté entre forces de l’ordre et activistes écologistes parmi lesquels de nombreux radicaux venus de plusieurs pays européens.

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, à la veille de l’ouverture des Jeux olympiques de Paris, trois lignes de TGV avaient été sabotées via des incendies par des militants d’ultra-gauche, qui n’ont pas été interpellés.

Dans son rapport, Europol explique que les actions menées par l’ultra-gauche sont peu coûteuses et en majorité financées en interne. L’incendie est l’une des techniques les plus utilisées, puisqu’elle représente plus de la moitié (13) des 21 attaques terroristes dénombrées en 2024.

Plus récemment, en octobre 2025, des anti-fascistes s’en sont pris à des membres du syndicat Uni Aix-Marseille qui se trouvaient à la terrasse d’un bar de la cité phocéenne. En France, les renseignements suivent plus de 10.000 individus d’ultra-gauche dont 3.000 fichés S.

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