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Rencontre annuelle des musulmans de France : annulé puis finalement maintenu, l'événement sous étroite attention prend fin ce lundi

La veille de son lancement, la Préfecture de police de Paris avait interdit par arrêté la RAMF, en raison du risque terroriste qui pèse sur la communauté musulmane. [Patrick HERTZOG / AFP]

La 40e édition de la Rencontre annuelle des musulmans de France s’achève ce lundi 6 avril. Organisé par l’association Musulmans de France, ce rassemblement a pourtant bien failli ne pas pouvoir se tenir.  

Depuis vendredi 4 et jusqu'à ce lundi 6 avril, la ville du Bourget, près de Paris, accueille la 40e édition de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF), organisée au parc des expositions.

Conférences, débats, ateliers et expositions ont rythmé le déroulé de cet événement qui se présente, sur son site, comme le plus grand rassemblement musulman d’Europe.  

Les sujets qui ont été évoqués lors de ces conférences sont multiples. Certains intervenants se sont ainsi exprimés sur des thèmes sociaux, spirituels, voire politiques, tels que l'intelligence artificielle, la parentalité, le mariage, mais aussi sur le frérisme et ses réseaux ou encore la guerre à Gaza. 

Sur son site, la RAMF affiche un objectif officiel clair : «Favoriser la connaissance, le dialogue et la cohésion au sein de la société française».

Une rencontre autorisée in extremis

Un imprévu aurait toutefois pu avoir raison de cette 40e édition, dont la tenue a été autorisée in extremis. La veille de son lancement, la Préfecture de police de Paris avait en effet interdit par arrêté la RAMF, en raison, a-t-elle dit, du risque terroriste qui pèse sur la communauté musulmane.  

«Cet événement, susceptible de rassembler un grand nombre de personnes intervient dans un contexte international et national particulièrement tendu», soulignait la Préfecture dans cet arrêté, ajoutant que la rencontre s’en trouvait donc exposée «à un important risque terroriste à l’égard de la communauté musulmane».  

Cette décision n’avait pas manqué de faire réagir les organisateurs de l’événement, lesquels avaient dénoncé «une atteinte manifeste à la liberté de réunion» par le biais de leur avocat, Me Sefen Guez Guez. L’association Musulmans de France, qui organise l’événement, avait alors saisi en urgence le tribunal administratif de Paris, qui a finalement autorisé la tenue de la RAMF.  

«Le juge des référés a estimé que les troubles à l’ordre public invoqués par le préfet de police pour interdire le rassemblement annuel des musulmans de France (...) n’étaient pas établis par les éléments versés au dossier», a indiqué la justice administrative, par voie de communiqué.  

L’association Musulmans de France au coeur des polémiques  

Après six années d’absence, 2026 marquait donc le grand retour du rassemblement. Plusieurs circonstances avaient jusqu'ici empêché sa tenue, dont la pandémie du Covid-19, ou encore certaines difficultés rencontrées par l’association Musulmans de France, chargée d’organiser ce rendez-vous.  

Pour rappel, cette fédération d’associations musulmanes a succédé en 2017 à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Cette dernière a fait face à plusieurs polémiques, dont la dernière en date remonte à 2016.  

De nombreuses voix s’étaient élevées contre l'organisation à Lille d'un rassemblement musulman, placé sous l'égide de l'UOIF, auquel étaient invités plusieurs prédicateurs connus pour des propos contraires aux valeurs républicaines. Les organisateurs avaient finalement annulé la venue de trois d'entre eux.  

Si l’Union des organisations islamiques de France a depuis troqué son nom pour celui de Musulmans de France, l’association reste pourtant habituée des polémiques. 

En 2020, une vingtaine de personnalités avaient ainsi demandé sa dissolution, dans une lettre ouverte publiée sur Atlantico. Les signataires, parmi lesquels Bruno Retailleau, Céline Pina, Valérie Boyer ou Alexandre De Valle, accusaient notamment l’association d’être proche des Frères musulmans.

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