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Périscolaire : 132 animateurs suspendus à Paris, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes

L'édile a annoncé la mise en place d’une «commission d'enquête indépendante» [Bertrand GUAY / AFP]

Secouée par un scandale dans le périscolaire, la Ville de Paris a suspendu 132 animateurs depuis le début de l’année, dont 52 visés par des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé la mise en place d'une commission indépendante.

Face aux révélations d’agressions dans le périscolaire, la mairie de Paris serre la vis. Depuis le 1er janvier 2026, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes, a annoncé mardi le maire PS Emmanuel Grégoire.

«À date, le nombre de suspensions s'élève à 132 depuis le 1er janvier, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. Ces suspensions font systématiquement l'objet de l'arsenal de déclenchement d'enquêtes administratives, de saisines du parquet», a-t-il déclaré en marge d’une visite dans une école du 17e arrondissement. 

Pour faire toute la lumière sur ces faits, l’édile a annoncé la mise en place d’une «commission d'enquête indépendante», confiée à l’ancien juge des enfants Antoine Garapon. Celle-ci disposera d’une totale liberté d’action pour analyser la situation et formuler des recommandations. 

«C'est un garant de compétence, d'indépendance et d'autorité morale», a salué Emmanuel Grégoire, précisant que cette commission se concentrera sur le périscolaire des écoles de la capitale. 

Un plan d’action doté de 20 millions d’euros

«Je veux comprendre ce qui peut encore défaillir dans l'organisation actuelle et tirer l'enseignement de tout ce qui s'est passé», a-t-il insisté. 

Le maire, qui a érigé le périscolaire en «priorité absolue» depuis son arrivée, avait déjà dévoilé en avril un plan d’action doté de 20 millions d’euros, promettant une «tolérance zéro» en cas de suspicion, un audit «indépendant» ainsi que des mesures pour améliorer les conditions de travail des animateurs. 

«La parole se libère. C'est un progrès pour notre société. Mais cette parole n'aura de sens que si elle est réellement entendue, prise en compte et suivie d'effets», a-t-il poursuivi sur X. Par ailleurs, une «convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant» doit rendre ses conclusions d’ici la fin du mois de juin.

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