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Voici pourquoi les jeunes sont de plus en plus absents au travail, selon une étude

Les moins de 30 ans ont tendance à être arrêtés beaucoup plus souvent que leurs ainés [Adobe Stock]

Les jeunes sont de plus en plus absents au travail, selon un nouveau rapport de Malakoff Humanis publié ce mardi 9 juin. 21% d'entre eux ont déjà été arrêtés deux fois l'année dernière pour des durées courtes.

La nouvelle génération aurait-elle une vision complètement différente du monde du travail ? Le taux d’absentéisme a bondi en 2025, atteignant un nouveau record de 4,3%, contre 3,4% en 2019, selon une étude de Malakoff Humanis publiée ce mardi 9 juin. Près d'un salarié sur trois travaillant dans le privé a pris au moins un arrêt de travail. Ce phénomène, de plus en plus récurrent, est particulièrement présent chez les jeunes. 

Les moins de 30 ans ont tendance à être arrêtés beaucoup plus souvent que leurs ainés. 21% des jeunes ont été arrêtés deux fois l'année dernière pour des durées courtes (12,4 jours en moyenne). 17,5% ont été arrêtés trois fois ou plus. 

Un absentéisme expliqué par la difficulté de cette génération à s'adapter au monde du travail, selon Malakoff Humanis. Les jeunes seraient «peu ou mal préparés» à entrer dans le monde actif. Ces derniers n'occupent également pas de postes à haute responsabilité et ne dirigent pas d'équipes, critères qui pourraient les freiner à se mettre en arrêt maladie. Plus on a de responsabilités, plus on se force à être présent. 

travail pénible et santé mentale fragile

Les moins de 30 ans déplorent aussi certains travails «pénibles» ainsi qu'une santé mentale de plus en plus fragile. Depuis le Covid-19, les pays occidentaux observent aussi une nette recrudescence des troubles anxieux (dépression et burn-out), notamment chez les jeunes. Les causes sont multiples : hyperconnectivité et surcharge cognitive, précarité de la jeune génération, quête d'équilibre entre vie personnelle et professionnelle ou encore isolement social. 

Les troubles psychologiques étaient en 2025, le motif de 37,8% des arrêts de plus de trente jours. La santé mentale était également le 2e motif d'arrêt le plus prescrit en 2025. 

Contrairement aux jeunes, les salariés de plus de 55 ans sont arrêtés moins souvent mais pour des durées plus longues, en moyenne de 39,7 jours. Cela s'explique par des pathologies lourdes qui touchent ces salariés. Il s'agit par exemple de pathologies rhumatologiques ou musculosquelettiques ou de maladies cardiovasculaires et de cancers. 

Du côté des cadres, ces derniers ont vu leur taux d'absentéisme progresser de 35,2% par rapport à 2019. Pour les managers, 53% d'entre eux ont déclaré s'être vu prescrire au moins un arrêt en 2025.

Le taux d'absentéisme le plus important se situe dans le secteur de la santé et du social, avec 7,1%. S'en suit le domaine du transport et de la logistique avec 5,7% et de l'industrie avec 4,7%.

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