Paris et Londres projettent de fabriquer un drone de combat

Paris et Londres ont lancé mercredi la phase d'études industrielles du futur drone aérien de combat franco-britannique en confiant à Dassault Aviation et BAE Systems des contrats de réalisation d'une durée de deux ans, a annoncé le PDG du groupe français lors d'une conférence de presse.

 

L'étude de faisabilité doit préparer le lancement du développement et de la réalisation d'un démonstrateur de drone de combat prévu début 2017. Outre Dassault Aviation et BAE Systems, Rolls-Royce, Safran, Selex ES et Thales participent au projet.

"L'engagement conjoint, d'un montant de 120 millions de livres (150 millions d'euros) également répartis entre les partenaires, est complété par des études nationales lancées en parallèle, pour un montant d'environ 40 millions de livres (50 millions d'euros) par pays", a précisé la Direction générale de l'armement. Soit 250 millions d'euros au total.

Cette phase "portera plus particulièrement sur les architectures de drones de combat, sur certaines technologies-clés et sur la définition des moyens de simulation destinés à valider les choix techniques et les concepts d'emplois", ajoute la DGA.

A son issue, "des travaux pourraient débuter pour développer un démonstrateur technologique d'UCAS (Unmanned Combat Air System, drone de combat aérien, ndlr) à même de répondre aux futurs besoins militaires des deux nations", indique pour sa part Dassault Aviation.

 

Accord signé en juillet

Cette étude fait suite à l'accord politique signé en juillet lors du salon aéronautique de Farnborough, en Grande-Bretagne, pour le développement commun d'un drone de combat, baptisé FCAS - Future Combat Air System (SCAF - Système de combat aérien futur).

Les contrats ont été officiellement remis par le Délégué général français pour l'armement, Laurent Collet-Billon, et son homologue britannique, Bernard Gray, à Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, et Ian King, patron de BAE Systems, au siège de l'avionneur français à Saint-Cloud, près de Paris.

Dassault a déjà développé le drone furtif Neuron, un démonstrateur servant à tester et développer des technologies qui pourraient servir un jour à un avion de combat sans pilote qui équiperait les forces aériennes européennes à l'horizon 2030.

De son côté, BAE Systems a développé son homologue britannique le Taranis, avec Rolls Royce, GE Aviation et QinetiQ.

La remise de ces contrats est une nouvelle étape dans la mise en oeuvre des traités militaires de Lancaster House, conclus entre les deux pays en 2010. Cette volonté avait été réaffirmée par le président François Hollande et le Premier ministre David Cameron lors du sommet franco-britannique de Brize Norton en janvier 2014.

 

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