Pourquoi les robots ne sont-ils pas encore prêts à vivre dans nos foyers ?

Pepper, de SoftBank Robotics, est l'un des premiers représentants de l'ère des robots domestiques. [© E. PIERMONT/AFP]

On les croise déjà dans les gares, les usines, les commerces, les écoles ou encore dans les maisons de retraite. Les robots sont partout… sauf dans nos foyers.

Un constat dressé lors de la clôture du salon Innorobo, qui s’est tenu la semaine dernière à Paris. L’événement, qui rassemblait les différents acteurs internationaux du secteur, a témoigné des limites dont souffrent encore les fameux droïdes domestiques.

Un prix encore trop élevé

Le premier défaut d’un droïde reste son coût. Plusieurs milliers d’euros sont en effet nécessaires pour acquérir un modèle ultra-performant comme le célèbre Nao, proposé par SoftBank Robotics (anciennement Aldebaran). Toutefois, la fin d’année 2016 devrait marquer un tournant sur ce point.

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La société chinoise Ubtech Robotics lancera en effet dès octobre l’Alpha 2, un modèle très complet pour environ 800 euros. SoftBank devrait également proposer son fameux modèle Pepper auprès des foyers occidentaux pour un prix compris entre 1 500 et 2 000 euros. Déjà 7 000 exemplaires de son modèle ont été écoulés dans sa patrie japonaise.

Une distribution encore limitée

La capacité de production de ces petits êtres électroniques est un autre point limitant leur démocratisation. Au Japon, il faut par exemple compter plusieurs mois d’attente pour obtenir le robot Pepper. Les usines spécialisées dans la production de leurs organes (servomoteurs…) sont encore peu nombreuses.

Une technologie à parfaire

Amenés sur les différents salons ou présents dans des boutiques pour démontrer leurs capacités relationnelles, les robots amusent mais doivent faire des progrès. Leur technologie de reconnaissance vocale montre par exemple ses limites dès qu’ils se trouvent dans un lieu bruyant. Détecteurs d’obstacles et capteurs de mouvements sont encore hasardeux. Des points sur lesquels les ingénieurs travaillent, car comme un PC ou un smartphone, le robot domestique devra fonctionner dès qu’il sort de sa boîte.

Une utilité encore incomprise

Pour être adoptés, les robots devront également justifier de leur utilité. Tenir une vraie conversation, porter des objets lourds, patrouiller dans la maison, entrer en rapport avec tous les objets connectés du foyer… sont autant d’éléments attendus chez ces majordomes du futur. Ce n’est qu’une fois ce cap franchi, que les droïdes vivront pour de bon à nos côtés.

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