Le «GPS européen», Galileo, est entré en service

Photo fournie le 17 novembre 2016 par Agence spatiale européenne (ESA) d'une fusée Ariane 5 chargée de 4 satellites Galileo, en train de décoller de Kourou en Guyane française [Stephane Corvaja / EUROPEAN SPACE AGENCY/AFP/Archives] Photo fournie le 17 novembre 2016 par Agence spatiale européenne (ESA) d'une fusée Ariane 5 chargée de 4 satellites Galileo, en train de décoller de Kourou en Guyane française [Stephane Corvaja / EUROPEAN SPACE AGENCY/AFP/Archives]

Une poignée seulement d'utilisateurs peuvent s'en servir dès à présent, mais c'est officiel. Après 17 ans de gestation, l'Europe a lancé jeudi les premiers services de son système de navigation par satellites, Galileo.

«C'est un achèvement majeur pour l'Europe (...) Aucun pays européen n'aurait pu faire cela tout seul», s'est réjouie la commissaire européenne à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska, lors d'une cérémonie à Bruxelles. «C'est le résultat d'un effort commun pour concevoir et construire le système de navigation le plus précis du monde», s'est-elle félicitée. A ceci près que l’Europe arrive avec Galileo après les entrées en service du GPS américain, du Glonass russe ou encore du BeiDou chinois fonctionnent déjà.

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En pratique, une poignée de privilégiés, possesseurs du seul smartphone compatible avec Galileo - l'Aquaris X5 Plus du constructeur espagnol BQ - pourra capter le nouveau signal dans la journée de jeudi. Ces pionniers pourront utiliser gratuitement le système européen pour trouver une pharmacie, le meilleur itinéraire pour partir en vacances ou régler leur foulée au marathon. Les objets connectés sont aussi de plus en plus nombreux à passer par les satellites pour communiquer, comme le patch qui permet de géolocaliser les patients souffrant d'Alzheimer ou la balise qui permet de retrouver sa place de parking.

Une précision au mètre, voire au centimètre

Une simple mise à jour pour utiliser la nouvelle technologie sera suffisante pour certains appareils, selon la commission. Mais pour une arrivée en masse des produits compatibles avec Galileo, il va falloir être un peu patient. Au démarrage, la précision de Galileo ne sera pas optimale et le signal ne sera pas disponible tout le temps. Il faudra attendre 2020 - date à laquelle une trentaine de satellites (contre une quinzaine actifs aujourd'hui) seront en orbite - pour que le système européen puisse offrir sa meilleure précision sur tout le globe, les ingénieurs promettant une précision au mètre, voire au centimètre. Galileo étant compatible avec le GPS, l'utilisateur pourra accéder aux deux systèmes simultanément et améliorer la qualité et la fiabilité de sa position.

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Le programme Galileo, d'un budget de plus de 10 milliards d'euros, a été lancé en 1999 par l'Union européenne et devrait être totalement déployé et opérationnel en 2020. L'enjeu est stratégique. Quelque 10% du PIB européen dépend aujourd'hui des systèmes de positionnement par satellites, et d'ici 2030 ce pourcentage pourrait grimper à environ 30%, selon le Cnes, l'agence spatiale française.

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