Les expositions événement de la rentrée 2018

Le Musée du Louvre de Paris accueillera en 2018 une grande exposition autour d'Eugène Delacroix Le Louvre de Paris a été le musée le plus fréquenté du monde en 2017. [LUDOVIC MARIN / AFP]

La rentrée 2018 promet de belles sorties au musée. Voici les dix expositions majeures qui ne manqueront pas de susciter l’intérêt du public.

Michael Jackson, icône de l’art

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An illuminating Path, 1998, Courtesy of the Artist © David LaChapelle

Plus qu’un chanteur superbement looké et un danseur hors pair, Michael Jackson possédait cette chose impalpable qui infuse dans toute la société : le génie. Le Grand Palais et la National Portrait gallery de Londres ont eu la bonne idée d’unir leur force avec le Michael Jackson Estate afin d’organiser une grande exposition autour de l’influence de la star sur certains des plus grands noms de l’art contemporain. A la suite d’Andy Warhol en 1982, de nombreux artistes contemporains ont suivi et ont utilisé l’image de l’interprète de Billy jean pour leurs œuvres. Le Grand Palais expose les œuvres de plus de quarante artistes. Parmi eux, David LaChapelle, Rita Ackerman, Donald Urquhart ou encore Jonathan Horowitz.

Michael Jackson, icône de l’art, du 23 novembre 2018 au 17 février 2019 au Grand Palais.

Alfons Mucha

Rare sont les artistes qui donne leur nom à un courant artistique. C’est le cas pour Alfons Mucha, le père de l’affiche publicitaire de Gismonda, pièce créée pour Sarah Bernhardt au Théâtre de la Renaissance fin 1984. Artiste tchèque parmi les plus populaires de l’Art nouveau ou « style Mucha », Alfons Mucha est surtout connu pour ses représentations de femmes, de fleurs et de nature même si son travail recouvre d’autres domaines. Ainsi, le Musée du Luxembourg compte bien rendre hommage aux affiches qui ont fait sa gloire mais aussi à ses planches d’illustrateur, ses photos, bijoux ou encore pastels qui constituent son art.

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©Mucha Trust 2018

Alfons Mucha, du 12 septembre 2018 au 27 janvier 2019 au Musée du Luxembourg.

Joan Miró

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Joan Miró, Autoportrait, 1919, ©Successió Miró / Adagp, Paris, 2018 Photo Rmn-Grand Palais (musée national Picasso-Paris)/Mathieu Rabeau

Expressionniste, détailliste, surréaliste, sauvage… L’œuvre de Joan Miró n’a cessé d’évoluer tout au long de sa vie entre peintures, dessins, céramiques et sculptures formant un univers poétique particulier s’inspirant notamment d’œuvres de personnalités comme André Breton ou Jacques Prévert. Le Grand Palais exposera ainsi plus de deux cents œuvres du maître afin de constituer cette grande rétrospective, la première au Grand Palais depuis 1974 et dans le monde depuis 2012.  

Miró, du 3 octobre 2018 au 4 février 2019 au Grand Palais.

Caravage à Rome, amis et ennemis

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© Musei di Strada Nuova, Genova

Figure emblématique de la peinture italienne du XVIIe siècle, Michelangelo Merisi, dit Caravage, s’expose au Musée Jaquemart-André. L’exposition Caravage à Rome amis & ennemis, met en lumière la carrière romaine du peintre à travers dix de ses chefs-d’œuvre, dont sept jamais présentés en France. Réunis pour la première fois, ces toiles dialogueront avec des œuvres d'illustres contemporains comme le Cavalier d'Arpin, Orazio Gentileschi ou Giovanni Baglione.

Les visiteurs découvriront ainsi les rapports de Caravage avec les collectionneurs, les artistes, les poètes mais aussi les érudits de son temps au fil d'un parcours inédit.

Caravage à Rome, amis et ennemis, du 21 septembre au 28 janvier 2019, Musée Jacquemart-André (8e).

Eblouissante Venise !

Arts plastiques, arts décoratifs, musique, opéra, … La civilisation vénitienne brille de tous ses feux à l’aube du XIIIème siècle. L’exposition Éblouissante Venise !, installée au Grand Palais du 26 septembre 2018  au 21 janvier 2019, rend hommage à cette cité unique en exposant les  peintres Piazzetta et Giambattista Tiepolo, le vedustiste Canaletto, et les sculpteurs Corradini et Brustolon pour ne citer qu’eux.

Éblouissante Venise !, du 26 septembre 2018 au 21 janvier 2019, Grand Palais (8e).

Le cubisme

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Georges Braque, Grand nu, 1907-1908, huile sur toile, 140x100 cm, collecion Centre Pomppidou, Paris, © Centre Pompidou / Dist.Rmn-GP

Picasso, Braque, Derain, Laurens, Delaunay, Léger, Picabia … Le point commun entre ces artistes ? Le cubisme, l’un des mouvements fondateurs de l’histoire de l’art moderne, aussi célèbre qu'obscure pour la majorité des gens. En partenariat avec le Kuntsmuseum de Bâle, le Centre Pompidou propose une traversée inédite de ce mouvement. Dans un parcours chronologique éclairant ses concepts clés et ses outils, l’exposition du Centre Pompidou ne propose pas moins de 300 œuvres afin de mettre en avant le caractère collectif de ce style qui n’est pas sans relations avec d’autres champs de la pensée moderne.

Le cubisme, du 17 octobre 2018 au 25 février 2019 au Centre Pompidou.

Jean-Michel Basquiat et Egon Schiele

La fondation Louis Vuitton a choisi d’exposer en même temps les œuvres de Jean-Michel Basquiat, dans les quatre étages du magnifique bâtiment de Frank Gehry, ainsi que celles d’Egon Schiele au premier niveau de l’édifice. Si les deux expositions sont bien distinctes, elles permettent d’envisager simultanément deux œuvres fulgurantes. L’exposition Jean-Michel Basquiat présente une centaine de toiles de l’un des peintres les plus marquants du XXe siècle, certaines extrêmement célèbres comme la série des « Heads » de 1981-1982 mais aussi d’autres plus méconnues. L’exposition autour d’Egon Schiele comprend également quelques œuvres de premier ordre signé par le peintre autrichien comme l’  « Autoportrait avec une lanterne chinoise » (1912).

Jean-Michel Basquiat et Egon Schiele, du 3 octobre 2018 au 14 janvier 2019 à la Fondation Louis Vuitton.

Picasso. Bleu et rose

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Pablo Picasso, Nu sur fond rouge, 1905,1906, Paris, musée de l'Orangerie, collection Jean walter et Paul Guillaume, © Succession Picasso 2017

Essentielle dans la carrière de Picasso, la période « bleu et rose » (1900-1906) n’a jamais été traitée dans son ensemble par un musée français. Pour la première fois, le musée d’Orsay et le musée Picasso collabore pour un projet de grande ampleur afin de rassembler des chefs d’œuvre parfois inédits en France. D’autre part, avec cette exposition, le musée d’Orsay compte bien éclairer le génie de Picasso à la lueur de ses contemporains du XIXe siècle tels que Degas, Toulouse-Lautrec ou Gauguin qu’il a pu observer directement ou indirectement.

Picasso. Bleu et rose, du 18 septembre 2018 au 6 janvier 2019 au musée d’Orsay.

Country Life - Chefs-d’œuvre de la collection Mellon

Du British art du XIXème siècle au post-impressionnisme, de Géricault à Delacroix, de Stubbs à Degas, en passant par les paysages de Monet, Caillebotte ou Bonnard, Country Life – Chefs-d’œuvre de la collection Mellon, dévoile près de 40 œuvres retraçant la passion du collectionneur pour les chevaux, l’art de vivre en plein air et la peinture impressionniste.

Installée au Musée de la Chasse et de la Nature, l’exposition revient sur un moment de la civilisation occidentale, lié à la Révolution industrielle et l’essor des classes bourgeoises à travers une scénographie originale évoquant le goût du collectionneur pour les loisirs équestres.

Country Life Chefs-d’oeuvre de la collection Mellon, du 4 septembre au 2 décembre, Musée de la chasse et de la nature.

Renoir Père et Fils. Peinture et cinéma

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Pierre Bonnard (1867-1974), Auguste et jean renoir, vers 1916, épreuve sur papier albuminé à partir d'un négatif sur film souple au gélatino-bromure d'argent, Paris, musée d'Orsay. Photo©Musée d'orsay, Dist.RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt ©ADAGP, Paris 2017

« Fils de », Jean Renoir ne s’en est jamais caché. Le musée d’Orsay organise une exposition plutôt inhabituelle en ses murs puisqu’elle lance un pont entre le cinéma et la peinture. L’un des réalisateurs les plus respectés de son temps, Jean Renoir, n’en est pas moins le fils de l’un des plus grands peintres français : Pierre-Auguste Renoir. Comment l’art d’un père a-t-il nourri un fils ? Quels sont les rapports entre peinture et cinéma ? Une exposition qui s’annonce passionnante.

Renoir Père et Fils. Peinture et cinéma, du 6 novembre 2018 au 28 janvier 2019 au musée d’Orsay.

Franz Weest au centre pompidou

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©DR

Méconnu du grand public, le plasticien Franz West (1947-2012) est aujourd’hui devenu une figure majeure de l’art contemporain. Afin d’évaluer la postérité de cet artiste autrichien, aussi subversif qu’inventif, le Centre Pompidou propose une ambitieuse rétrospective de son travail, allant de ses premiers dessins à ses installations monumentales telles que sa sculpture phare, Rrose Drama.

Au total, près de 200 œuvres ont été réunies, dont certaines déployées hors-les-murs dans plusieurs institutions du Marais. On retrouvera Auditorium, un ensemble de 72 canapés fabriqués en fer à béton et recouvert de tapis, ses fameuses sculptures Passstücke, adaptables au corps, celles en papier mâché́, rejetant volontairement toute idée de perfection et autres œuvres-meubles, où l’objet design se mue en œuvre d’art.

Franz West, jusqu’au 10 décembre, Centre Pompidou (4e).

Ron amir au musée d'art moderne

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©DR

Voix singulière sur la scène de la photographie contemporaine israélienne, Ron Amir investit le musée d’Art moderne avec l’exposition Quelque part dans le désert. Composé de 30 photographies grand formats en couleurs et de six vidéos, son projet témoigne des conditions de vie de réfugiés soudanais et érythréens dans le centre de détention de Holot, dans le désert israélien.

Dénués de toute présence humaine, ses clichés donnent à voir comment - sans ressources - ces réfugiés ont tenté de développer une vie commune en construisant des salles de sport, des salons de thé ou encore des fours improvisés à partir de bâtons, sable, pierres, et toutes sortes d’objets abandonnés. Entre art et action politique, ils témoignent autant de leur créativité foisonnante que de leur détresse sociale.

Ron Amir, Quelques part dans le désert, jusqu’au 2 septembre, musée d’Art moderne (16e).

 

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