Un artiste va rejouer, sans ballon, la demi-finale de la Coupe du monde 1982

[DR ] Quatorze amateurs seront réunis le 2 juin au stade Yves-du-Manoir pour une performance inédite.

Alors que le mondial 2018 débutera dans quelques jours, l'artiste Massimo Furlan propose d'assister, le 2 juin à 20 h 45, à une performance surréaliste : «Le cauchemar de Séville » au stade Yves du Manoir, à Colombes. 

Faire rejouer par quatorze amateurs dans un vrai stade, mais sans ballon et sans adversaire, la tristement célèbre demi-finale de la Coupe du monde de 1982 opposant la France et l’Allemagne, tel est le projet fou et captivant de l’artiste Massimo Furlan.

Sur le gazon, tous les déplacements, les actions, les drames, les erreurs d'arbitrage de ce match perdu aux tirs au but par la France, après 120 minutes de combat, renaîtront de leurs cendres, commentés en direct par Hervé Mathoux et Stéphane Guy. Installés dans le public, ils seront les seuls à voir l'archive vidéo du match.

Pour rendre possible ce projet fou programmé hors les murs par le théâtre l’Avant Seine, Massimo Furlan a réuni une équipe d'amateurs passionnés de ballon rond. Ces hommes et femmes, dont le plus jeune est né en 1995 et le plus âgé en 1951, endosseront les maillots de Michel Platini, Michel Hidalgo, Patrick Battiston, Dominique Rocheteau et Alain Giresse entre autres.

Ils se sont abreuvés des images de l'époque. A l'instar d'un danseur, ils ont mémorisé tous les mouvements comme on apprend une chorégraphie. Ils se sont entraînés pour tenir le choc sur le terrain et faire revivre, avec intensité et émotion, ce match inscrit dans les annales du football.

En 2006, Massimo Furlan s'était déjà frotté à l'exercice en rejouant seul, au Parc des Princes, dans le cadre du Festival Paris quartier d'été, cette rencontre sous le maillot de Platini. Un projet qui a pour point de départ ses souvenirs d'enfance  alors qu'il écoutait la retransmission des matchs à la radio et qu'il rejouait en solo dans sa chambre les passes sans ballon. Alors que selon lui, «l’intensité dramatique du récit est parfois plus vraie et plus vive sur un terrain de foot que dans une salle de théâtre», c'est cette expérience qu'il a voulu partager avec le public à quelques jours du coup d'envoi de la coupe du monde. 

 

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